L’Union africaine ne soutiendra pas la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall pour succéder à António Guterres à la tête de l’Organisation des Nations unies. L’information a été officialisée vendredi 27 mars 2026 dans une note du Bureau du Secrétaire de la Commission de l’UA relative à l’approbation de sa candidature.
Selon le document, la procédure dite de « silence » n’a pas abouti. « La Commission tient à informer l’estimé Ministère et les Missions permanentes que, à la clôture des travaux ce jour, 27 mars 2026 — date limite fixée pour la procédure de silence —, vingt (20) États membres ont rompu le silence quant à l’adoption du projet de décision. Par conséquent, le projet de décision diffusé, relatif à la candidature de S.E. Macky Sall, ancien Président de la République du Sénégal, au poste de Secrétaire général des Nations Unies, n’a pas été adopté », précise la note.
Le projet de décision, soumis aux États membres selon la procédure d’approbation tacite, ne devait pas susciter d’objections de plus d’un tiers des 55 pays de l’organisation continentale pour être validé.
Cette décision intervient après le refus des autorités sénégalaises d’appuyer la candidature de leur ancien chef d’État. Celui-ci avait finalement été proposé par le Burundi, dont le président Évariste Ndayishimiye assure la présidence tournante de l’UA.
En novembre 2025, l’ONU avait invité ses États membres à proposer des candidats pour le poste de secrétaire général. Le futur titulaire entamera son mandat le 1er janvier 2027.
Toutefois, il faut indiquer que le refus de l’Union africaine de le soutenir ne bloque pas sa candidature au poste de secretaire général de l’Onu.
Plusieurs personnalités sont également en lice pour succéder à António Guterres, notamment l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, le patron de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi, l’ancienne vice-présidente du Costa Rica Rebeca Grynspan et la diplomate argentine Virginia Gamba.

