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Clôture de Conakry capitale mondiale du livre: Alpha Condé évoque des insuffisances

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Après une année de la fête du livre en Guinée, ce dimanche 22 avril 2018 marque la clôture de l’événement « Conakry, capitale mondiale du livre » (CCML). A l’occasion de cette cérémonie, plusieurs points de lecture ont été inaugurés à Conakry par le président de la République. Dans un discours qu’il a tenu au palais du peuple, Alpha Condé a suggéré aux organisateurs la nécessité d’avoir des livres écrits en langues nationales.

 

La série d’inaugurations a commencé par la bibliothèque nationale à Donka, ensuite celle de Djibril Tamsir Niane à la Minière, des points de lecture de Kipé, et celui de Dixinn.

Le tout a été clôturé au palais du peuple dans une cérémonie grandement festive, animée par des prestations de 31 disciplines sportives et des troupes artistiques à travers un carnaval.

«Notre souhait est que la Francophonie et l’UNESCO nous aident à faire de Conakry, la capitale africaine du livre. Si Bamako est reconnu pour sa photo, Dakar pour l’art contemporain, notre souhait est que vous demandiez à ces institutions d’accompagner l’ensemble des professionnels du livre pour que Conakry devienne la plate-forme du livre en Afrique», a plaidé Sansy Kaba Diakité, commissaire de Conakry capitale mondiale du livre.

Le président Alpha Condé a une idée sur la réalisation de cet ambitieux projet de Sansy Kaba : «Si nous voulons être la capitale africaine du livre, il faudrait permettre à tous les Guinéens d’avoir accès à la culture de la lecture. Pour cela, il fallait écrire les livres en langues nationales. C’est ce que le commissariat de Conakry capitale mondiale du livre a manqué. Parce que la majorité de nos peuples n’a pas accès à la langue française. Car nos citoyens maîtrisant très bien leurs langues ils auraient la facilité d’accéder aux alphabets les plus compliqués et à l’accès aux sciences.»

Pour Alpha Condé, il est d’une nécessité de « mettre en valeur la culture artistique. Il ne faudrait pas qu’on passe une année de culture en Guinée sans que ne se mette en valeur l’art guinéen, particulièrement, celui baga. Nous savons l’importance de la culture baga au niveau des masques. D’ailleurs, ces masques baga sont aussi célèbres que les masques de fée au Nigéria. Si nous voulons avoir des chanteurs modernes, il faudra que la Guinée renoue avec son passé historique« .

Toujours dans sa posture de qualification de l’enseignement guinéens d’être souffrant, le président a fait des révélations: «Sept Guinéens sur dix ont moins de trente ans. Mais est-ce que ces gens qui ont moins de trente ans ont accès à la culture en français. Quand nous voyons le niveau de nos enseignants du secondaire, je n’en suis pas sûr. En 2012 nous avons fait un test de dictée niveau CE2. Sur 750 enseignants, il y a eu des fautes sur les copies de 25% parmi eux. Alors, comment voulez-vous enseigner des gens, leur permettre d’avoir accès au certificat d’étude quand vous n’êtes même pas capables de corriger les dictées d’une classe pareille? Il est temps que le peuple de Guinée connaisse la réalité sur son enseignement. Quand je dis que l’enseignement guinéen est malade, cela est une réalité. Nous allons faire les états généraux de l’enseignement. Et tous ceux qui ont eu accès à l’enseignement par des méthodes frauduleuses, de copinage, alors qu’ils n’ont pas de niveau, nous ferons des tests pour que nos enfants aient des enseignants capables de leur permettre d’avoir accès à la connaissance. Egalement pour le recensement biométrique parce qu’il y a des gens qui se disent enseignants mais qui ne sont pas en classe.»

Au cours de CCML, la Guinée a pu avoir 2 millions de livres, y compris des dons en équipements didactiques fournis par des partenaires comme l’UNESCO, l’Union européenne et autres, selon le ministre de la Culture et du patrimoine historique.

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