Statut particulier des enseignants : la FSPE hausse le ton à l’approche de la rentrée

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À quelques semaines de la rentrée scolaire, la Fédération syndicale professionnelle de l’Éducation (FSPE) accentue la pression sur le gouvernement pour la finalisation et la signature du statut particulier des enseignants. Alors que le ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, Faya François Bourouno, affirme que le dossier est toujours à l’étude, le syndicat assure qu’une commission travaille déjà sur sa révision depuis près de trois mois.

Réagissant aux déclarations du ministre, Alpha Gassim Barry, responsable de la FSPE, rappelle qu’une commission a été mise en place pour examiner le statut particulier des enseignants.

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« Les propos du ministre n’engagent que le ministre. Mais ce qui reste clair, c’est qu’une commission a été mise en place pour effectivement travailler là-dessus », a-t-il déclaré.

Selon le syndicaliste, cette commission réunit notamment des représentants de l’intersyndicale de l’éducation et du ministère de la Fonction publique. La FSPE attend désormais que les travaux aboutissent à des conclusions qui pourront être présentées aux enseignants.

« Nous, nous attendons que le travail soit fait et qu’on nous fasse le compte rendu. Donc pour le moment, le travail se tient et c’est ce que nous attendons. Et nous tenons à ce statut particulier », a-t-il insisté.

La FSPE exige des avancées avant la rentrée

Pour la centrale syndicale, le calendrier devient de plus en plus contraignant à l’approche de la rentrée. Alpha Gassim Barry estime que le dossier ne peut plus être laissé en suspens, alors que les enseignants attendent des avancées concrètes.

« Aujourd’hui, c’est un document qui est devenu même une patate chaude. Et nous sommes sous la pression des enseignants et nous sommes, il faut se le dire, à un mois de l’ouverture des classes. Donc nous, nous sollicitons que cela soit fait », a-t-il lancé.

Le responsable syndical prévient également qu’un blocage du processus pourrait raviver les tensions dans le secteur de l’éducation.

« Nous ne voulons pas qu’il y ait de nouvelles crises à l’ouverture. Mais si nous constatons qu’il y a un frein dans l’élaboration du statut particulier des enseignants, ce serait très dommage. Nous allons en tout cas nous faire entendre », a prévenu le syndicaliste.

La FSPE considère ainsi la finalisation du statut comme une priorité et dit attendre un compte rendu des travaux avant la reprise des cours.

« Nous, par rapport à ça, c’est une situation non négociable. Et les enseignants nous attendent de pied ferme pour faire un compte rendu par rapport à ça avant l’ouverture. »

Vers une consultation de la base syndicale

En cas d’absence d’avancées, la FSPE entend consulter ses adhérents pour déterminer la suite à donner à la situation. Une assemblée générale pourrait notamment être organisée avant la rentrée.

« Nous allons nous retrouver et éventuellement nous allons organiser une assemblée générale au cours de laquelle nous allons demander l’avis des enseignants par rapport à cette situation et qui ne fait que perdurer », a-t-il annoncé.

La centrale syndicale assure toutefois vouloir éviter une nouvelle crise dans le secteur de l’éducation. Elle estime que la signature du statut permettrait de répondre à une revendication devenue centrale pour les enseignants.

« Nous voulons que le gouvernement soit cette fois-ci de bonne foi pour signer le statut particulier de l’éducation qui renferme l’enseignement supérieur, l’enseignement pré-universitaire et l’enseignement technique », a déclaré Alpha Gassim Barry.

Au-delà du statut particulier, la FSPE se montre également critique sur la question de l’assainissement des effectifs et des contrôles évoqués par le ministre.

Alpha Gassim Barry affirme notamment que certains enseignants récemment recrutés ne bénéficient toujours pas de certaines primes.

« Aujourd’hui, si vous prenez les primes d’incitation, il y a des enseignants recrutés tout récemment qui n’ont pas de primes d’incitation. D’autres n’ont pas les primes de zone » a-t-il soutenu.

Le responsable syndical dénonce par ailleurs la répétition des opérations de contrôle, alors que les enseignants ont déjà été soumis à la biométrisation.

« Les contrôles intempestifs là, c’est-à-dire que nous en avons ras-le-bol en réalité. Parce que les gens ont été biométrisés et à chaque année, c’est des contrôles », a-t-il déploré.

Pour la FSPE, ces contrôles ne doivent cependant pas retarder la conclusion du dossier du statut particulier.

« Tout ce que nous demandons, c’est la signature du statut. Pour nous, aller faire des contrôles par-ci, par-là, c’est un alibi pour retarder la signature du statut particulier. C’est ce que nous ne voulons pas », a-t-il affirmé.

À l’approche de la rentrée, le dossier du statut particulier apparaît donc comme un point de tension majeur entre le gouvernement et les syndicats de l’éducation. La FSPE attend désormais des avancées concrètes sur les travaux de la commission et une issue favorable avant la reprise des classes. À défaut, elle pourrait consulter sa base et envisager une réponse collective.