La cinquième édition du UK-West and Central Francophone Africa Trade and Investment Forum (WCAF V), organisée à Conakry, suscite de nombreux espoirs dans le secteur agricole guinéen. Entrepreneurs et représentants du monde agricole profitent de cette rencontre pour présenter leurs projets, nouer des partenariats et convaincre les investisseurs de soutenir le développement de leurs activités.
Parmi les participants, Souleymane Souaré, responsable de Nabara Groupe, entend mettre à profit ce rendez-vous économique pour faire connaître les ambitions de son entreprise, notamment engagée dans la promotion du café en Guinée. « En matière d’opportunité, ça nous apporte déjà de rechercher les financements, d’avoir l’approche avec les autres entreprises qui évoluent dans le même secteur agro-industrie avec nous », explique-t-il.
C’est la deuxième fois qu’il prend part au WCAF, après une première participation à Londres. Cette année, l’entrepreneur a plusieurs rendez-vous avec des investisseurs. Il espère ainsi mobiliser les financements nécessaires pour concrétiser son projet de développement de la filière café en Guinée. « Aujourd’hui, on a un rendez-vous de présentation de notre projet aux investisseurs, ce qui n’est pas donné à tous ceux qui sont venus aujourd’hui. Donc, on a ce rendez-vous pour pouvoir présenter notre projet et essayer de lever les fonds », précise-t-il.
Mais pour Souleymane Souaré, la mobilisation des financements ne dépend pas uniquement des échanges avec les investisseurs. Il compte également sur l’implication des autorités guinéennes pour faciliter les démarches et rapprocher son entreprise des partenaires financiers. « Nos attentes vis-à-vis des autorités guinéennes, c’est de nous accompagner auprès des bailleurs, auprès des investisseurs et que l’autorité aussi s’implique dans ce projet parce que c’est un grand projet qui va vraiment valoriser l’image de la Guinée », a-t-il souligné.
Du côté de la Chambre nationale d’agriculture, le forum est aussi perçu comme une occasion de mieux maîtriser les démarches nécessaires au financement des projets agricoles. Bobo Barry, membre du bureau consulaire de l’institution, y voit un cadre d’apprentissage et d’échanges pour les acteurs du secteur. « Participer à ce forum, c’est en quelque sorte apprendre les procédures, apprendre l’aspect technique et surtout comprendre les mécanismes de financement de tous les projets liés à l’agriculture », a-t-il expliqué.
Reste désormais à transformer ces échanges en résultats concrets. Pour Bobo Barry, l’enjeu est de convaincre les investisseurs de s’intéresser davantage à un secteur essentiel au développement économique du pays. « Nos attentes, c’est de faire en sorte que nous parvenions à attirer les investisseurs dans notre secteur de développement, qui est donc l’agriculture », insiste-t-il.

