Les candidats aux élections sénatoriales du 20 décembre 2026 devront mobiliser 30 millions de francs guinéens pour leur caution et respecter un plafond de 300 millions GNF pour leurs dépenses de campagne. La Direction générale des élections (DGE) a précisé ces exigences dans une décision signée le 18 octobre dernier.
Selon Guinéenews, la décision référencée N° D/1166/MATD/DGE/2026, signée par le directeur général adjoint de la DGE, Georges Abraham Sorry, définit les obligations financières des candidats, depuis le dépôt de la caution jusqu’à la gestion des ressources destinées à la campagne électorale.
Sur la caution, le texte s’appuie sur l’article 275 du Code électoral pour arrêter son montant à 30 millions de francs guinéens par candidat. Cette somme doit être versée au Trésor public contre récépissé, au plus tard cinquante jours avant le scrutin, conformément à l’article 2.
Les versements doivent être effectués sur les comptes du Trésor public ouverts à la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG). La décision prévoit un compte spécifique pour Conakry et pour chacune des préfectures.
La DGE encadre également les moyens financiers que les candidats pourront engager durant la campagne. L’article 3 de la décision limite les dépenses à 300 millions de francs guinéens par candidature. L’article suivant interdit tout dépassement de cette enveloppe et précise que les contrevenants s’exposent aux sanctions prévues par le Code électoral. Le texte encadre aussi la provenance et l’utilisation des fonds. En référence aux articles 280 et 281 du Code électoral, il impose à chaque candidat de constituer un fonds électoral exclusivement consacré au financement de sa campagne.
Pour assurer le suivi des opérations financières, l’article 5 prévoit l’ouverture d’un compte de campagne auprès d’un établissement bancaire agréé. L’objectif est de permettre l’identification des ressources mobilisées et le suivi de leur utilisation. Les paiements et les dépenses électorales doivent obligatoirement passer par ce fonds, sans possibilité de recourir à d’autres circuits de financement.
La mise en œuvre de la décision incombe, selon son article 6, aux directions techniques, aux services d’appui, au conseiller juridique et aux démembrements de la DGE.
Ces dispositions fixent ainsi les principales règles financières auxquelles les candidats aux sénatoriales du 20 décembre prochain devront se conformer, aussi bien pour le dépôt de leur caution que pour le financement de leur campagne.

