Débrayage dans les écoles de Conakry : le SLECG dénonce une action “planifiée”

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Des manifestations d’élèves ont perturbé, ce lundi 20 avril 2026, le fonctionnement de plusieurs établissements scolaires de Conakry, provoquant de fortes perturbations des cours et des difficultés de circulation dans certains quartiers de la capitale Conakry.

Réagissant à ces événements, Mohamed Bangoura, responsable de la communication du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), estime que ces mouvements n’ont rien de spontané et relèvent d’une organisation préalable.
« Le débrayage dans nos différentes concessions scolaires est la preuve la plus éloquente que cette intersyndicale de l’éducation [SNE-FSPE, ndlr] n’a pas la maîtrise parfaite des enseignants. C’est une chose qui a été planifiée bien avant aujourd’hui », a-t-il affirmé.

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Selon lui, certains acteurs auraient anticipé l’absence de signature d’arrêtés conjoints par le gouvernement, ce qui aurait contribué à la préparation de ces manifestations. « Croyant que le gouvernement guinéen n’avait pas signé ces arrêtés conjoints. Très malheureusement, vous avez vu ce qui s’est passé. »

Le responsable syndical dénonce également des actes de violence signalés dans plusieurs établissements. Il évoque l’intervention de groupes extérieurs qu’il qualifie de « loubards », accusés d’avoir infiltré les manifestations.

« Lorsque nous disons que ce sont des loubards recrutés dans l’intention d’aller caillasser nos établissements, beaucoup avaient remis en cause nos propos. Et voilà que, malgré l’absence d’une grève, ces écoles se voient attaquées par des groupes de loubards habillés en tenue scolaire qui caillassent et jettent des pierres dans les écoles, provoquant la panique un peu partout. Certains parents d’élèves, soucieux de la sécurité et de la santé de leurs enfants, ont préféré aller les récupérer dans les établissements. C’est déplorable. »

Sans désigner explicitement de responsables, Mohamed Bangoura semble pointer certaines composantes de l’intersyndicale du secteur éducatif, dans un contexte marqué par des revendications salariales persistantes. « Lorsque nous voulons aller vers une revendication salariale, je pense que nous ne devons pas faire entrer en jeu ces jeunes loubards qui n’ont ni les yeux ni l’esprit pour réfléchir. »