Un mois après le sommet tripartite sur les différends frontaliers tenu à Conakry à l’initiative du président Mamadi Doumbouya, la rencontre annoncée entre les pays de l’Union du fleuve Mano se fait toujours attendre. Aucune date officielle n’a encore été communiquée par les autorités concernées.
Le 16 mars dernier, les dirigeants de la Guinée, Julius Maada Bio pour la Sierra Leone, et Joseph Nyuma Boakai pour le Libéria, s’étaient réunis à Conakry afin d’examiner les différends frontaliers, dans un contexte marqué par des tensions dans certaines zones où des incidents entre forces armées avaient suscité de vives inquiétudes.
À l’issue de cette rencontre, les chefs d’État avaient pris plusieurs engagements visant à apaiser la situation et à relancer la coopération sous-régionale. Parmi ceux-ci figurait la promesse de convoquer, dans un délai d’un mois, un sommet de l’Union du fleuve Mano destiné à revitaliser l’institution et à instaurer un dialogue régulier sur les enjeux de paix, de sécurité et de développement entre les États membres.
Les trois dirigeants avaient également convenu d’effectuer des visites réciproques dans leurs pays respectifs afin de consolider la coopération. Un mois jour pour jour après cette annonce, aucune convocation officielle n’a toutefois été rendue publique.
Sur le terrain, le calme semble être revenu dans les zones frontalières touchées par les tensions. Une accalmie jugée fragile, alors que les attentes demeurent fortes quant à la tenue effective du sommet et aux visites annoncées.

