Qui dirigera la nouvelle Assemblée nationale ? Les noms qui circulent…

4 min de lecture

À quelques jours de l’installation de la dixième législature, prévue le 17 juillet 2026, une interrogation domine la scène politique guinéenne : qui prendra les rênes de l’Assemblée nationale ? Alors que les députés élus s’apprêtent à siéger pour la première fois au Palais du Peuple, les spéculations vont bon train autour de l’identité du futur président du Parlement. Entre expérience institutionnelle, poids politique et équilibres issus des urnes, l’élection du président de l’Assemblée nationale s’annonce comme le premier grand rendez-vous politique de cette nouvelle étape constitutionnelle.

Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a officiellement convoqué la session inaugurale de la nouvelle Assemblée nationale par un décret lu, le vendredi 10 juillet 2026, à la télévision nationale. Cette première séance, programmée pour le vendredi 17 juillet au Palais du Peuple, sera consacrée à l’installation des députés ainsi qu’à l’élection du président et des membres du Bureau de l’institution.

- SMS NEWS -
SMS ALERTE - Mini Landing Page

📱 SMS ALERTE

L'actualité en direct sur votre mobile

🎉

3 JOURS GRATUITS

🎁

Profitez de nos actualités sans engagement

COMMENCER MON ESSAI GRATUIT
Actus Express
📱
Par SMS
🌐
Sans Internet

À ce jour, aucune candidature n’a été officiellement déclarée. Toutefois, plusieurs personnalités sont déjà citées dans les cercles politiques comme de sérieux prétendants au perchoir.

Parmi elles figure Dansa Kourouma, ancien président du Conseil national de la Transition (CNT). Après avoir dirigé l’organe législatif de la transition pendant près de quatre ans, il dispose d’une solide expérience parlementaire et d’une parfaite maîtrise des mécanismes institutionnels, des atouts susceptibles de peser dans la course à la présidence de l’Assemblée nationale.

Le nom d’Aboubacar Sylla revient également avec insistance. Président de l’Union des forces du changement (UFC) et ancien porte-parole du gouvernement sous le régime d’Alpha Condé, il bénéficie d’un parcours politique marqué par plusieurs responsabilités au sein de l’État. Son expérience et son influence font de lui l’un des profils suivis de près.

Autre personnalité évoquée : Makalé Traoré. Présidente du Parti pour l’action citoyenne par le travail (PACT), ancienne directrice de campagne d’Alpha Condé et ancienne facilitatrice du dialogue national lors des Assises nationales organisées sous le CNRD, elle possède une longue expérience des affaires publiques et des processus de concertation politique.

Jean Paul Cédy figure également parmi les noms avancés. Ancien ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, il pourrait faire valoir son expérience gouvernementale et administrative dans la perspective de diriger la chambre législative.

Pour l’heure, aucune indication officielle ne permet de dégager un favori. Le choix du futur président de l’Assemblée nationale dépendra des rapports de force issus des élections législatives, des négociations entre les différentes composantes politiques et des arbitrages qui interviendront avant l’ouverture de la session inaugurale.

Au-delà de la désignation du président du Parlement, ce scrutin constituera un véritable test des nouveaux équilibres politiques et institutionnels. Il donnera les premiers signes de la configuration du pouvoir législatif dans le cadre du retour à l’ordre constitutionnel et ouvrira une nouvelle page de la vie politique guinéenne.