À l’occasion de l’inauguration de l’usine ODHAV Pharma Guinée, ce vendredi 12 juin 2026 à Dubréka, la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaïté Sall, a souligné les défis persistants auxquels la Guinée est confrontée en matière d’approvisionnement en médicaments. Elle a notamment insisté sur l’urgence de renforcer les capacités nationales de production pharmaceutique afin de réduire la dépendance du pays aux importations.
Selon la ministre, les difficultés rencontrées ces dernières années ont mis en évidence la vulnérabilité du système sanitaire guinéen face aux aléas du marché international. « Au fil des années, notre système de santé a tiré des enseignements importants de sa forte dépendance aux importations. Les ruptures de stocks, les longs délais d’approvisionnement, les variations de prix et les difficultés d’accès aux médicaments ont montré la nécessité de bâtir progressivement une capacité nationale plus solide, plus proche des besoins des populations et plus résiliente face aux crises.»
Pour Khaïté Sall, la question de l’accès aux médicaments dépasse désormais le seul cadre de la politique sanitaire et s’inscrit dans une logique de souveraineté nationale. « La santé n’est pas seulement une politique sociale, elle est aussi une question de souveraineté, de sécurité, d’économie et de dignité nationale. Un pays qui ne peut pas garantir à sa population un accès régulier à des médicaments essentiels demeure vulnérable. Un pays qui commence à produire localement les biens nécessaires à la santé de sa population commence à reprendre en main son destin.»
Dans cette perspective, l’implantation d’ODHAV Pharma Guinée apparaît, selon elle, comme une réponse concrète aux difficultés d’approvisionnement et un pas important vers le renforcement de l’industrie pharmaceutique nationale. « C’est dans cet esprit que l’implantation d’ODHAV Pharma Guinée prend tout son sens. Elle marque une avancée concrète vers une meilleure maîtrise de notre chaîne d’approvisionnement pharmaceutique et renforce une dynamique industrielle nationale déjà engagée.»
La ministre a également mis en avant le rôle que cette nouvelle unité industrielle est appelée à jouer dans l’amélioration de la disponibilité des médicaments essentiels sur l’ensemble du territoire. « À travers la production de solides massives, de médicaments essentiels génériques, de comprimés, de gélules et de liquides oraux, cette unité vient élargir les capacités de notre pays et rapprocher davantage les produits essentiels de nos structures de santé et de nos populations. Une usine pharmaceutique est une assurance supplémentaire pour nos hôpitaux, une réponse aux besoins de nos centres de santé et un outil de protection pour nos patients. »
Pour clore son propos, Khaïté Sall a réaffirmé l’ambition du gouvernement de bâtir un écosystème pharmaceutique national robuste, capable d’accompagner durablement le développement du système de santé guinéen. « La vision que nous portons au ministère de la Santé et de l’Hygiène publique est claire. Faire émerger un écosystème pharmaceutique national solide, capable de soutenir la couverture sanitaire universelle, d’approvisionner durablement nos structures de soins et de contribuer à la constitution d’un stock stratégique national à médicaments essentiels. »
Pour la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, le développement de l’industrie pharmaceutique locale constitue ainsi un levier stratégique pour renforcer la résilience du système sanitaire guinéen et sécuriser l’accès des populations aux médicaments essentiels.

