ONU : victoire diplomatique de Cuba face aux États-Unis sur la question de l’embargo

3 min de lecture

L’Assemblée générale des Nations Unies a décidé, mardi 7 juillet 2026, de rouvrir le débat sur la nécessité de mettre fin à l’embargo imposé par les États-Unis à Cuba. La séance a donné lieu à d’intenses échanges, tant sur le plan procédural que sur le fond, entre les délégations cubaine et américaine.

Les discussions ont mis en lumière les profondes divergences entre les États membres concernant les effets et la légalité des sanctions unilatérales américaines imposées à Cuba depuis près de 70 ans.

- SMS NEWS -
SMS ALERTE - Mini Landing Page

📱 SMS ALERTE

L'actualité en direct sur votre mobile

🎉

3 JOURS GRATUITS

🎁

Profitez de nos actualités sans engagement

COMMENCER MON ESSAI GRATUIT
Actus Express
📱
Par SMS
🌐
Sans Internet

Une large majorité de pays, soutenue par plusieurs groupes régionaux, estime que cet embargo aggrave la crise économique et humanitaire sur l’île et produit des effets extraterritoriaux contraires au droit international.

De son côté, l’Union européenne a reconnu les conséquences humanitaires des sanctions, tout en appelant à la poursuite des réformes à Cuba et au respect des droits humains.

La plupart des intervenants se sont prononcés en faveur de la levée de l’embargo et du retrait de Cuba de la liste américaine des États soutenant le terrorisme. Cuba, la Russie, la Chine, le Groupe des 77 ainsi que plusieurs organisations régionales ont présenté le blocus comme un frein majeur au développement du pays.

À l’inverse, les États-Unis ont défendu la position selon laquelle les difficultés économiques et sociales de Cuba résultent avant tout de choix politiques internes.

Le vote, sollicité par les États-Unis sur la tenue même du débat, s’est conclu par 136 voix pour, 9 contre — Argentine, Costa Rica, États-Unis, Israël, Macédoine du Nord, Maroc, Paraguay, Tchéquie et Ukraine — et 30 abstentions.

Cuba dénonce près de 70 ans de blocus

Prenant la parole devant l’Assemblée, le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Eduardo Rodríguez Parrilla, a dénoncé « avec force le blocus économique, commercial et financier imposé par les Etats Unis depuis près de 70 ans et qui s’est considérablement intensifié ces derniers mois », selon lui.

Le chef de la diplomatie cubaine a également qualifié de « mensonge » l’argument avancé par les États-Unis selon lequel le blocus ne viserait que le gouvernement cubain et non la population.

Selon lui, les dommages économiques causés par le blocus ont atteint un niveau record de 80 milliards de dollars entre le 1er mars 2025 et le 28 février 2026, soit une augmentation de 100 % par rapport à la période précédente. Il a ajouté que le coût cumulé de près de 70 années de blocus s’élèverait désormais à 1 608 milliards de dollars.