Burkina Faso : « Il n’est pas question qu’un Guinéen soit inquiété », assure la ministre Pelagie Kaboré

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Les autorités burkinabè veulent éviter que les tensions entre Ouagadougou et Conakry ne débouchent sur des actes de représailles contre les ressortissants guinéens vivant au Burkina Faso. Alors que des appels à s’en prendre à cette communauté circulent sur les réseaux sociaux depuis l’expulsion de Burkinabè impliqués dans l’orpaillage illégal en Guinée, le gouvernement appelle au calme et se veut rassurant.

La ministre de la Famille et de la Solidarité, le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré, a clairement affiché la position des autorités. Dans un entretien accordé à des médias locaux, elle a appelé les auteurs de ces messages à la retenue, tout en assurant que les Guinéens établis au Burkina Faso n’avaient aucune raison de craindre pour leur sécurité.

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« Tous ceux qui sont en train de lancer des messages qui vont dans le sens de représailles à l’endroit de la Guinée, je voudrais les appeler au calme et à la retenue et rassurer toutes les communautés, et particulièrement la communauté guinéenne, qu’ils sont ici au Burkina Faso chez eux. Il n’est pas question qu’un Guinéen soit inquiété par la situation qui vient de se passer », a-t-elle déclaré.

La ministre a également tenu à prendre ses distances avec les propos hostiles qui circulent sur les réseaux sociaux. Selon elle, ces appels aux représailles ne reflètent en rien la position du gouvernement, qui entend prendre des mesures pour rassurer les différentes communautés vivant dans le pays.

« Nous allons prendre toutes les dispositions pour rassurer justement ces communautés que le gouvernement n’est ni de près ni de loin lié, en tout cas, à ces propos qui sont en train de fuser de part et d’autre », a-t-elle précisé.

Au-delà de l’appel à l’apaisement, Passowendé Pélagie Kaboré a rappelé que toute participation à des actes de représailles irait à l’encontre des principes défendus par les autorités burkinabè.

« Du reste, si nous le faisons, si nous participons à de tels actes, nous remettons même en cause le caractère panafricaniste de notre révolution progressiste populaire », a-t-elle souligné.

En conclusion, la ministre a réaffirmé la volonté du Burkina Faso de rester une terre d’accueil pour les ressortissants africains, quelles que soient les tensions pouvant opposer leurs pays d’origine.

« Je voudrais rassurer l’ensemble du peuple burkinabè et l’ensemble du peuple africain que nous restons profondément africains, profondément panafricanistes et toutes les communautés sont les bienvenues au Burkina Faso », a-t-elle conclu.

Cette prise de parole intervient dans un climat de crispation provoqué par les opérations de fermeture des sites d’orpaillage clandestins en Guinée, notamment dans la région de Siguiri. Ces interventions ont entraîné le départ de nombreux ressortissants étrangers, dont des Burkinabè contraints de regagner leur pays. Depuis, des réactions hostiles et des menaces contre les Guinéens vivant au Burkina Faso ont émergé sur les réseaux sociaux, poussant les autorités à intervenir pour prévenir toute escalade.