Examens nationaux 2026 : fraudes, session de rattrapage au BAC, la présidente de la FEGUIPAE, Hadja Adama Sow s’exprime

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Hadja Adama Sow, présidente Feguipae

Les examens nationaux de la session 2026 se sont achevés le 3 juillet sur l’ensemble du territoire guinéen. Malgré quelques cas de fraude signalés, la Fédération guinéenne des parents d’élèves et amis de l’école (FEGUIPAE) se félicite du bon déroulement des épreuves. Dans un entretien accordé à Guinée360, sa présidente, Hadja Adama Sow, dresse un bilan globalement positif de cette session, soutient l’instauration d’une session de rattrapage au baccalauréat et appelle à une meilleure valorisation de l’enseignement technique et professionnel.

Guinée360 : Les examens nationaux se sont achevés le 3 juillet dernier. Quel regard portez-vous sur leur déroulement ?

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Hadja Adama Sow : Nous sommes satisfaits. Depuis le lancement des examens jusqu’au dernier jour des épreuves du baccalauréat, le 3 juillet, aucun incident majeur n’a été enregistré. Nous portons donc un regard globalement positif sur le déroulement de cette session.

Comment jugez-vous les conditions dans lesquelles les candidats ont composé ?

Les candidats ont travaillé dans la plus grande sérénité. Les surveillants étaient présents non pas pour nuire ou éliminer des candidats, mais pour veiller au respect des règles et empêcher toute tentative d’influence extérieure, notamment par l’introduction de documents ou la transmission de réponses. Seules les violations du règlement général étaient passibles de sanctions.

Malgré ce bilan satisfaisant, quelles améliorations recommandez-vous pour les prochaines sessions ?

Il faut renforcer la sécurisation des épreuves et des centres d’examen, mais surtout identifier les groupes WhatsApp qui promettent une prétendue aide aux candidats en échange d’argent. Ces réseaux sont les véritables ennemis de la réussite de nos enfants.

Vous insistez particulièrement sur ces réseaux de fraude. Que doivent faire les autorités et les parents d’élèves, selon vous ?

Il faut traquer tous les auteurs de ces pratiques, les identifier, les retrouver et les interpeller, de la base au sommet. On ne peut pas obtenir de bons résultats sans sanctionner les fraudeurs. Personne ne doit être épargné. La lutte contre la fraude passe également par une forte sensibilisation des parents d’élèves et de l’ensemble de la communauté éducative. Il est aussi nécessaire de renforcer la sécurisation de toute la chaîne d’organisation des examens, depuis l’élaboration des sujets jusqu’à l’ouverture des enveloppes dans les centres d’examen.

Cette année, une session de rattrapage a été instaurée pour les candidats au baccalauréat ayant obtenu une moyenne comprise entre 8,59 et 9,99. Comment la FEGUIPAE accueille-t-elle cette réforme ?

Nous saluons cette décision. C’est une excellente initiative qui offre une seconde chance aux candidats qui étaient tout près d’obtenir leur baccalauréat.

Pensez-vous que cette fourchette de moyenne devrait être élargie ?

Oui. Nous allons plaider pour qu’elle soit étendue aux candidats ayant obtenu une moyenne comprise entre 8,00 et 9,99. C’est notre souhait, car cela permettrait d’offrir cette opportunité à un plus grand nombre d’élèves.

Quel message souhaitez-vous adresser aux candidats qui ne seront pas admis au baccalauréat ?

Comme l’a indiqué le ministre, personne ne doit considérer son parcours comme un échec. Ceux qui obtiennent le baccalauréat poursuivront leurs études à l’université. Quant à ceux qui ne l’obtiennent pas, ils ne doivent pas penser que tout est perdu. Ils peuvent être orientés vers l’enseignement technique et professionnel, où ils auront la possibilité d’apprendre un métier et de construire leur avenir.

Vous estimez que l’enseignement technique constitue une véritable alternative ?

Absolument. Cette orientation ne concerne pas uniquement les candidats au baccalauréat. Dès le CEE et le BEPC, il existe des possibilités d’intégrer les établissements d’enseignement technique et professionnel. Aujourd’hui, ces écoles sont mieux équipées et bénéficient de l’appui de plusieurs partenaires. Les élèves y découvrent progressivement différents métiers, ce qui leur permet de développer très tôt une vocation.

Quel appel lancez-vous aux parents et aux candidats ?

J’appelle les parents à ne pas craindre l’orientation de leurs enfants vers l’enseignement technique et professionnel. Les métiers offrent aujourd’hui de nombreuses opportunités d’emploi. Il faut comprendre que la réussite ne passe pas uniquement par l’université. La Guinée dispose désormais de plusieurs filières professionnelles qui permettent aux jeunes de se former, de trouver un emploi et de réussir leur vie.