La fermeture des sites d’orpaillage dans la région de Siguiri, en Guinée, provoque un important mouvement de départs de ressortissants étrangers, notamment burkinabè, en direction du Mali.
Face à cet afflux, les autorités maliennes annoncent avoir recensé plus de 40 000 personnes à Kourémalé, localité située à la frontière entre les deux pays.
À la suite d’une réunion du comité interministériel de gestion des crises et catastrophes, le Premier ministre malien, chef du gouvernement, s’est rendu sur les sites de Mamarybougou et d’Ouenzenbougou, où sont accueillies les personnes arrivées du territoire guinéen.
Le constat dressé par les autorités est particulièrement préoccupant. « Aussitôt après la réunion du comité interministériel de gestion des crises et catastrophes, le Premier ministre, Chef du Gouvernement s’est rendu sur les sites de Mamarybougou et Ouenzenbougou qui accueillent ces citoyens de la confédération AES. Constat, c’est une véritable catastrophe humanitaire. Plus de quarante mille personnes ont été recensées à Kourémalé », rapporte la Primature du Mali.
Au-delà de ses conséquences humanitaires, cette situation prend désormais une dimension régionale. La fermeture des sites d’orpaillage illégal à Siguiri dépasse ainsi le cadre d’une opération menée par les autorités guinéennes et soulève des enjeux impliquant le Mali, le Burkina et me Niger, membres de l’Alliance des États du Sahel (AES).

