Cité dans une enquête préliminaire ouverte par le procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) sur la gestion du Fonds national pour l’insertion des jeunes (FONIJ), Mohamed Nabé dit attendre d’être officiellement saisi. L’ancien directeur général de l’institution affirme ne pas être surpris par cette procédure.
Invité de l’émission Guinée Today sur Télé 24, ce mercredi 4 novembre 2026, le député de la 10ᵉ législature a notamment invoqué son droit de réserve en tant que parlementaire, tout en estimant que le principe de reddition des comptes est une bonne chose. « Je ne suis pas directement impliqué. Moi, pour l’instant, j’ai quand même le droit de réserve en tant que député à l’Assemblée nationale, il faut le reconnaître. Je pense que la matière en tant que telle, est une très bonne chose », a déclaré le député.
Mohamed Nabé, qui a dirigé le FONIJ de 2008 à 2011, précise toutefois qu’il n’a, pour le moment, reçu aucune notification officielle. Il dit attendre d’en savoir davantage avant de se prononcer sur les méthodes employées dans le cadre de cette procédure. « Maintenant, les méthodes ou pas les méthodes, pour l’instant, moi, je ne suis pas juriste. Ce que je peux dire, c’est que j’attends puisque moi-même, j’ai été cité dans un des dossiers, j’attends que ça soit officiel. Pour l’instant, je ne suis pas officiellement saisi. Et puis, on verra si mon cas sera quand même un cas d’école, pour que je puisse savoir réellement, à partir de là, est-ce que les méthodes sont des méthodes normales, est-ce que le principe qui est là est un principe normal et quels sont les mécanismes qui sont mis en place. J’aurai la chance quand même, cette fois-ci, de me jauger moi-même », a-t-il ajouté.
Le député, qui préside également la commission mines de l’Assemblée nationale, dit ne pas être étonné par cette situation et rappelle que tout citoyen peut être appelé à rendre compte de sa gestion. « Pour l’instant, je pense que, puisque je n’ai pas été saisi officiellement, j’attends. Mais je ne suis pas étonné. Je ne dois pas être étonné, aucun Guinéen ne doit être étonné d’être appelé un jour pour rendre compte ».
L’enquête préliminaire ouverte par le parquet spécial porte sur la gestion administrative et financière du FONIJ. Elle concerne quatre responsables : Mohamed Nabé, Ousmane Touré, Mariama Ciré Baldé, tous trois anciens dirigeants de l’institution, ainsi que l’actuel directeur général, Abdouramane Baldé.
Sur le plan politique, Mohamed Nabé est le président de l’Alliance pour le Renouveau et le Progrès (ARP), formation qu’il dirige depuis novembre 2021. Il a participé à l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, où il a terminé à la sixième place avec 0,83 % des suffrages.

