Le procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a ordonné l’ouverture d’une enquête préliminaire sur la gestion du Fonds national pour l’insertion des jeunes (FONIJ).
Parmi les responsables concernés figure Mohamed Nabé, qui a dirigé cette institution de 2008 à 2011 et est actuellement député et président de la commission mines à l’Assemblée nationale.
Dans une réquisition datée du 2 novembre 2026, le procureur spécial près la CRIEF a ordonné l’ouverture d’une enquête préliminaire sur la gestion administrative et financière du FONIJ.
La procédure concerne quatre responsables, dont trois anciens dirigeants de l’institution : Mohamed Nabé, directeur général de 2008 à 2011, Ousmane Touré et Mariama Ciré Baldé, ainsi que l’actuel directeur général, Abdouramane Baldé.
Cette décision intervient au lendemain d’une interdiction de sortie du territoire visant les personnes concernées, prononcée par l’Office de répression des délits économiques et financiers (ORDEF).
Député de la 10e législature et président de la commission Mines et Industries de l’Assemblée nationale, Mohamed Nabé se retrouve ainsi au centre d’une procédure qui soulève également des interrogations au regard de son statut de parlementaire.
Sur le plan politique, il avait pris part à l’élection présidentielle du 28 décembre 2025 sous les couleurs de l’Alliance pour le Renouveau et le Progrès (ARP), formation politique qu’il dirige depuis novembre 2021. Il avait terminé à la sixième place, avec 0,83 % des suffrages.
En attendant les conclusions des investigations, les responsables cités dans cette procédure bénéficient de la présomption d’innocence.

