« L’heure n’est plus à la compétition partisane » : l’avertissement de Kalil Condé aux conseils communaux

2 min de lecture
Kalil Condé, ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation

À la suite des élections communales du 31 mai 2026, les conseils communaux ont officiellement été installés sur l’ensemble du territoire guinéen le 2 juillet. Dans une déclaration diffusée à la télévision nationale, le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Kalil Condé, a annoncé que cette étape marque la fin définitive des missions transitoires confiées aux délégations spéciales.

Au total, 8 753 conseillers communaux, dont 375 maires et 1 149 vice-maires, ont pris leurs fonctions. Investis par le suffrage des citoyens, ils auront notamment pour mission d’assurer la gestion des collectivités locales et de conduire le développement à la base.

- SMS NEWS -
SMS ALERTE - Mini Landing Page

📱 SMS ALERTE

L'actualité en direct sur votre mobile

🎉

3 JOURS GRATUITS

🎁

Profitez de nos actualités sans engagement

COMMENCER MON ESSAI GRATUIT
Actus Express
📱
Par SMS
🌐
Sans Internet

Toutefois, le ministre a tenu à rappeler que l’installation des nouveaux exécutifs locaux ne signifie pas la disparition de tous les mécanismes de contrôle de l’État. Il a souligné que « le recours à la pratique des délégations spéciales demeure un instrument légal de normalisation, de régulation et de sauvegarde de l’intérêt général prévu par le Code révisé des collectivités locales ».

Kalil Condé a ainsi averti que le gouvernement se réserve le droit de recourir à cette prérogative en cas de graves dysfonctionnements dans la gestion des collectivités. Selon lui, les délégations spéciales pourront être rétablies afin de « pallier d’éventuelles défaillances de gestion, restaurer l’ordre budgétaire ou remédier à l’inconduite notoire d’élus locaux », dans le but de garantir la continuité du service public de proximité.

En adressant ses félicitations aux nouveaux élus, le ministre les a également appelés à privilégier l’intérêt général au-delà des clivages politiques. « L’heure n’est plus à la compétition partisane. Elle est au rassemblement des compétences, à la réconciliation des esprits et au travail constructif au service de nos concitoyens », a-t-il déclaré.