Le Bloc libéral (BL) a annoncé qu’il ne reconnaîtra pas les résultats issus de la préfecture de Yomou, qu’il qualifie de « processus entaché de graves irrégularités », à l’issue des élections législatives et communales du 31 mai 2026.
Dans un communiqué publié ce lundi 1er juin, le parti de Faya Millimouno affirme que plusieurs violations du Code électoral auraient été constatées, notamment des opérations de dépouillement et de centralisation réalisées, selon lui, sans la présence de ses représentants.
« Tout résultat entaché de violations graves du Code électoral, d’intimidations et d’exclusion de nos représentants sera purement et simplement rejeté », a prévenu le Bloc libéral. Le parti indique également se réserver le droit d’engager des recours administratifs, judiciaires et politiques afin de faire constater les faits dénoncés.
Le BL affirme que les urnes auraient été transférées vers le chef-lieu de la préfecture de Yomou avant la fin du dépouillement dans les bureaux de vote, une pratique qu’il juge contraire aux règles électorales. « Le dépouillement doit être effectué publiquement dans chaque bureau de vote, en présence des représentants des candidats et des observateurs », rappelle le parti, qui dénonce une atteinte à la transparence du scrutin.
Le Bloc libéral soutient que cette situation « compromet gravement l’intégrité du processus électoral ». Joint par Guinée360, le directeur préfectoral des élections de Yomou, Koliba Kalivogui, a rejeté les accusations du BL, affirmant qu’aucune irrégularité n’a été constatée. Il a toutefois évoqué des tensions sécuritaires en amont du scrutin. « Hier, vers 23 heures, ils voulaient créer des troubles à Pélè avec des machettes. C’est à ce moment que le préfet a pris ses responsabilités », a-t-il ajouté.
Le Bloc libéral dénonce également des actes d’intimidation contre ses représentants, notamment l’interpellation de l’un de ses membres, Alphonse Guemou, alors qu’il assurait la surveillance du processus électoral. Le parti affirme en outre que ses représentants auraient été empêchés de déposer une plainte auprès de la justice de paix de Yomou pour faire constater les irrégularités.
Dans ce contexte, le président d’honneur du BL et tête de liste nationale, Dr Faya Lansana Millimono, dit avoir contacté le directeur préfectoral des élections pour obtenir des explications et alerter sur les conséquences de la situation. Le Bloc libéral appelle enfin les autorités électorales, judiciaires et sécuritaires à intervenir « sans délai » afin de rétablir la légalité, garantir la transparence du scrutin et préserver la paix sociale dans la préfecture de Yomou.

