La deuxième journée de la cinquième édition du UK-West and Central Francophone Africa Trade and Investment Forum (WCAF V) s’est poursuivie ce mercredi 21 octobre 2026 à Conakry, avec plusieurs sessions consacrées au financement des projets, aux chaînes d’approvisionnement et aux partenariats entre les entreprises britanniques et africaines. Les échanges ont notamment mis l’accent sur l’accès des PME guinéennes aux financements et le renforcement de la coopération économique entre les pays de la sous régions.
Pour Amadou Kaba, président-directeur général du groupe GPC, ce rendezvous constitue une occasion pour les entreprises guinéennes de nouer des partenariats avec des acteurs britanniques et de mobiliser les ressources nécessaires à leur développement. « Ce forum est extrêmement important, surtout pour les entreprises guinéennes. Il permet aux entreprises guinéennes d’accéder aux capitaux anglais », a-t-il souligné.
Dans cette perspective, il estime que le rapprochement entre les PME guinéennes et les entreprises britanniques pourrait faciliter l’accès aux financement, aux équipement et à l’accompagnement technique. Il voit également le Royaume-Uni comme un partenaire potentiel dans la mise en œuvre du programme Simandou 2040.
« Simandou 2040 est un programme de transformation de l’économie guinéenne. Nous avons besoin d’investissements énormes. Et UK peut être un partenaire privilégié pour la Guinée pour nous accompagner à lever des fonds et à mobiliser des financements tant pour le programme que pour des entreprises guinéennes », a-t-il déclaré, rappelant que la concrétisation de ces opportunités nécessite un travail préparatoire entre les entreprises.
« Au fait, c’est un process et ça prend du temps et y a la structuration, il y a la formalisation, il y a le financement. Alors il y a un travail en amont qui va être fait par les deux parties, les entreprises guinéennes et des entreprises de UK afin de préparer un dossier costaud et aller vers des financiers comme AF Capital », a-t-il expliqué.
Du côté britannique, Dialor Thiam, directeur régional francophone du Department for Business and Trade pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, a rappelé que le WCAF vise à rapprocher les gouvernements, les entreprises et les investisseurs autour de projets économiques concrets. « Donc ce n’est pas seulement un événement pour faire une activité ponctuelle, mais pour nouer un partenariat qui est basé sur la confiance et qui pourrait générer des fruits à l’avenir », a-t-il indiqué.
Selon lui, les rencontres entre porteurs de projets et investisseurs constituent une étape importante pour faciliter le financement des initiatives présentées. Il précise néanmoins que toutes les discussions ne déboucheront pas nécessairement sur des contrats. « Nous n’allons pas apporter de garantie que toutes les discussions vont nécessairement déboucher sur des contrats, mais nous créons l’environnement pour que ces discussions-là se fassent», a-t-il souligné.
A l’issue de cette cinquième édition, les organisateurs prévoient d’évaluer les projets présentés et l’intérêt manifesté par les investisseurs. Des missions commerciales doivent également permettre de poursuivre les discussions dans les différents pays participants, afin de maintenir la dynamique jusqu’à la prochaine édition.

