Grâce accordée à 528 détenus : le général Amara Camara explique les trois objectifs du stage de réinsertion

3 min de lecture

La grâce présidentielle accordée à 528 détenus par Mamadi Doumbouya ne signifie pas pour autant que tout est effacé. C’est le message qu’a tenu à faire passer le général Amara Camara, ministre secrétaire général à la présidence de la République, lors d’un point de presse ce lundi 19 octobre 2026. Il est notamment revenu sur les raisons qui ont conduit à la mise en place d’un stage de réinsertion destiné aux bénéficiaires de cette mesure.

« Il faut retenir qu’une grâce n’est pas un oubli », a-t-il rappelé, précisant que « cela ne remet en cause ni les décisions de justice, ni les droits des victimes, notamment en matière de réparation. »

- SMS NEWS -
SMS ALERTE - Mini Landing Page

📱 SMS ALERTE

L'actualité en direct sur votre mobile

🎉

3 JOURS GRATUITS

🎁

Profitez de nos actualités sans engagement

COMMENCER MON ESSAI GRATUIT
⚡
Actus Express
📱
Par SMS
🌐
Sans Internet

Pour le ministre, cette initiative relève avant tout d’une « preuve de clémence » du chef de l’État. Mais cette mesure s’accompagne aussi d’un dispositif d’encadrement destiné à préparer les bénéficiaires à leur retour dans la société.

« C’est d’ailleurs le sens de l’article 2 des deux décrets promulgués, qui précise que le bénéfice de la grâce est subordonné à l’accomplissement d’un stage d’encadrement civique et de préparation à la réinsertion. Il est extrêmement important d’accompagner ceux qui quittent le milieu carcéral. »

Le général Amara Camara a ensuite détaillé les trois raisons qui justifient la mise en place de ce stage : accompagner les anciens détenus dans leur retour à la liberté, renforcer leur sens de la citoyenneté et faciliter leur réinsertion sociale et professionnelle.

“La fragilité du retour à la liberté : La sortie de prison constitue un moment délicat. Les personnes libérées manquent souvent de repères et de ressources, et les familles ne sont pas toujours prêtes à les accueillir. Ce stage leur permet de profiter au mieux de leur mise en liberté. En les protégeant, nous protégeons également toute la société.

​L’apprentissage citoyen : La citoyenneté s’apprend tout au long de la vie, mais elle peut aussi se réapprendre. Un programme de formation a ainsi été conçu conjointement par le ministère de la Justice et celui de la Défense. Il convient de saluer le travail remarquable effectué sur le terrain à Somfonia, où les bénéficiaires se montrent très satisfaits des enseignements reçus.

​La préparation à la réinsertion : Le stage facilite le retour en famille, au sein de la communauté et, pour certains, dans la vie professionnelle. Il se conclura par une attestation certifiant que le parcours a été suivi avec succès et que la personne ne représente plus un danger pour la société”, a déclaré le ministre.