Cancer du sein : après un dépistage négatif, quand faut-il se faire contrôler à nouveau ?

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Un premier dépistage négatif ne signifie pas qu’il faut baisser la garde. En Guinée, le professeur Bangaly Traoré, coordinateur de la lutte contre le cancer du sein, rappelle l’importance de renouveler les contrôles et de ne pas attendre les campagnes de sensibilisation pour se faire dépister.

Chaque année, Octobre rose remet la lutte contre le cancer du sein au cœur des préoccupations sanitaires. Mais au-delà des campagnes de sensibilisation, une question revient souvent chez les femmes : lorsqu’un premier dépistage ne révèle aucune anomalie, faut-il continuer à se faire contrôler ?

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Le professeur Bangaly Traoré, coordinateur de la lutte contre le cancer du sein en Guinée, a apporté des éléments de réponse en marge du lancement de la campagne Village Rose à l’hôpital national Donka. Son message est clair : un résultat négatif ne doit pas conduire à abandonner le dépistage.

« Je voudrais vous encourager à continuer le dépistage, ne vous arrêtez pas. Normalement, celles qui sont testées négatives doivent se faire dépister dans trois ans. Donc le dépistage doit être pris en trois ans. Il faut répéter le même processus », a-t-il déclaré.

Pour le spécialiste, la vigilance doit se poursuivre bien après la fin d’Octobre rose. Les femmes qui ne peuvent pas bénéficier du dépistage pendant la campagne ont également la possibilité de se faire examiner à d’autres moments de l’année. « Celles qui ne vont pas profiter durant la campagne, c’est ouvert toute l’année, donc il faut aller se faire également dépister », a-t-il souligné.

Cette régularité est d’autant plus importante que les situations rencontrées dans les structures de soins sont loin d’être toutes les mêmes. Certaines patientes arrivent à un stade avancé de la maladie, avec des besoins de prise en charge parfois lourds. Derrière chaque diagnostic, insiste le professeur, il y a un parcours singulier, avec ses difficultés et ses incertitudes.

« On insiste sur ça parce que chaque patient atteint du cancer a son histoire. L’histoire qu’on nous a racontée, c’est l’histoire d’une situation où on a à faire avec un cancer avancé. […] Nous recevons des patientes tous les jours, et chacune arrive avec son histoire et ses problèmes. Pour certaines, tout se passe bien, tandis que d’autres nécessitent beaucoup plus de temps et de prise en charge », a-t-il expliqué.

Face à la maladie, le professeur Bangaly Traoré appelle enfin les femmes à ne pas céder au découragement. Le cancer du sein ne doit pas être considéré comme une condamnation, rappelle-t-il, d’où l’importance de rester attentive à sa santé et de poursuivre les démarches de dépistage recommandées.

« Chaque personne a donc une situation particulière. Il ne faut pas considérer le cancer comme une fatalité. Le cancer est loin d’être une fatalité. », a conclu le professeur Bangaly Traoré.