Le Niger a annoncé, ce mardi 23 juin 2026, l’ouverture officielle du processus de retrait de la Cour pénale internationale (CPI). La décision a été notifiée par une lettre adressée au secrétaire général des Nations unies, António Guterres, selon des informations rapportées par RFI.
Conformément aux dispositions du Statut de Rome, ce retrait n’entrera en vigueur qu’un an après sa notification. Durant cette période transitoire, le Niger reste juridiquement tenu de coopérer avec la Cour pénale internationale.
« Une lettre a été envoyée à New York et le secrétaire général des Nations unies a pris acte, le 22 juin 2026, de la décision de Niamey. Le retrait sera effectif dans un an», précise RFI.
Cette annonce intervient dans un contexte régional marqué par des tensions diplomatiques autour des institutions internationales. En septembre 2025, l’Alliance des États du Sahel (AES) regroupant le Niger, le Mali et le Burkina Faso, avait évoqué la possibilité d’un retrait coordonné de la juridiction internationale. À ce stade, seul le Niger a formalisé la démarche, tandis que le Mali et le Burkina Faso n’ont pas encore engagé de procédure similaire.
Dans sa correspondance adressée à l’ONU, Niamey justifie sa décision par de vives critiques à l’encontre du fonctionnement de la CPI. Les autorités nigériennes estiment que, malgré les espoirs suscités lors de sa création en matière de justice internationale, la Cour aurait fait l’objet de « détournements et d’instrumentalisations », selon les termes rapportés dans le courrier officiel.

