Quarante-huit heures après la déclaration de nouveaux cas de maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo et en Ouganda, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié, ce dimanche 17 mai, des données actualisées sur l’évolution de l’épidémie.
Selon les chiffres communiqués par l’organisation, huit cas confirmés en laboratoire, 246 cas suspects et 80 décès suspects ont été recensés dans la province de l’Ituri, située dans l’est de la RDC.
L’OMS précise que cette flambée d’Ebola, provoquée par le virus Bundibugyo, constitue une urgence de santé publique de portée internationale, sans toutefois remplir les critères d’une urgence pandémique mondiale.
Face à la progression de l’épidémie, l’organisation a officiellement déclaré une urgence de santé publique de portée internationale, conformément au Règlement sanitaire international. Cette décision intervient dans un contexte de fortes inquiétudes liées au risque de propagation régionale de la maladie.
Les zones de santé de Bunia, Rwampara et Mongbwalu figurent parmi les localités les plus affectées. Des cas suspects ont également été signalés dans la province voisine du Nord-Kivu, une région déjà fragilisée par des crises sanitaires et sécuritaires récurrentes.
A Kampala, les autorités sanitaires ont confirmé deux cas chez des voyageurs en provenance de la RDC, accentuant les préoccupations de la communauté internationale quant à une éventuelle propagation transfrontalière du virus.
Dans ce contexte, l’OMS appelle les autorités congolaises et ougandaises à renforcer sans délai les dispositifs de surveillance sanitaire, le traçage des contacts, les capacités de dépistage en laboratoire ainsi que l’isolement des cas suspects.
L’organisation exhorte également les autorités des deux pays à intensifier les campagnes de sensibilisation auprès des populations afin de limiter la circulation des rumeurs et de favoriser l’adhésion des communautés aux mesures de prévention.

