À la suite des mises en garde formulées par les parquets généraux contre l’exploitation des enfants à des fins politiques, la Haute Autorité de la communication (HAC) a, à son tour, alerté sur cette pratique dans le cadre de ce qu’elle qualifie de “propagande électorale”, en pleine campagne pour les élections communales et législatives.
Dans un communiqué, l’institution dirigée par Boubacar Yacine Diallo affirme constater “avec préoccupation l’association des enfants à la propagande électorale”.
La HAC rappelle aux partis politiques, mouvements politiques et candidats indépendants que l’interdiction de l’utilisation des enfants repose sur des principes juridiques et éthiques destinés à préserver leur intégrité.
À cet effet, elle insiste sur le principe de neutralité et sur la protection de l’image de l’enfant qui, n’ayant pas la maturité nécessaire pour exprimer une opinion politique éclairée, ne doit pas être utilisé comme un “instrument de marketing politique, notamment dans les médias et sur les réseaux sociaux.”
La HAC souligne également que “l’utilisation de mineurs dans les clips, affiches ou meetings est considérée comme une forme d’exploitation à des fins partisanes”.
Elle invite, par conséquent, l’ensemble des acteurs politiques à veiller à ce que “l’innocence de l’enfant ne serve pas à capter l’émotion des électeurs”.
Par ailleurs, l’organe de régulation rappelle que la campagne électorale constitue une période particulièrement sensible. À ce titre, “exposer un enfant dans ce contexte peut le fragiliser, l’exposer à des moqueries ou à des violences verbales, tant à l’école que dans son quartier.
Le vote et l’engagement politique sont réservés aux citoyens en âge de discernement.”
La HAC dit compter sur “l’esprit de compréhension” de l’ensemble des acteurs politiques engagés dans la campagne médiatique en prélude aux élections législatives et communales prévues le 31 mai 2026.

