Chèques sans provisions de plus de 2 milliards : le notaire Me François Fana Bangoura conteste les faits

4 min de lecture

La suite du procès pour abus de confiance et émission de chèques sans provision visant Me François Fana Bangoura, notaire, l’opposant à Mohamed Lamine Soumah, s’est poursuivie ce lundi 11 mai 2026 devant le tribunal de première instance de Kaloum.

Alors qu’un mandat d’arrêt avait été décerné contre lui lors de l’audience du 27 avril dernier par le tribunal de Kaloum, le mis en cause s’est présenté volontairement aux autorités judiciaires avant son exécution.

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À sa première comparution, le prévenu a rejeté en bloc les accusations portées contre lui : « Je rejette ses allégations. Je n’ai jamais reçu de montant dans le cadre de l’achat d’un terrain au quartier Almamya. Il ne m’a jamais confié un montant de 6 milliards 473 millions», a-t-il réagi.

Poursuivant sa défense, Me Fana Bangoura a livré sa version des faits concernant l’origine des montants réclamés par le plaignant : « J’ai eu des relations avec sa femme qui habitait dans un immeuble inachevé à Yattaya. Vu que son mari est décédé, elle a beaucoup d’enfants, les moyens ne la permettait pas d’achever des travaux. C’est ainsi qu’elle m’a dit qu’elle veut vendre là-bas pour trouver une autre villas. Pendant la procédure d’obtention de la villas de sa femme (…). A date, cette affaire est réglée et la dame a sa villa.”

Les chèques sans provision au cœur des débats

Interrogé par la procureure Djènè Cissé sur l’émission de chèques sans provision, le prévenu a reconnu partiellement les faits : “Je ne conteste pas l’émission des chèques, mais l’usage qui a été fait de ces chèques là. J’ai tous les documents avec moi par rapport à l’achat de la villa de sa femme. Je lui ai émis plusieurs chèques. Quand il part à la banque, s’il trouve que l’approvisionnement est insuffisant, il garde les chèques avec lui. J’ai des reçus de délivrance même à la DPJ. Je détiens les reçus des chèques. Deux mois après, j’ai vraiment été surpris de voir qu’on me convoque à nouveau à la DPJ.”

Version contradictoire sur le terrain à Almamya

Le prévenu a également contesté les accusations liées à la transaction immobilière d’Almamya : “Il a envoyé un dossier qui concernait la vente d’un terrain au quartier Almamya qui appartient à une famille. Lorsque cela été vendu, j’ai exigé à ce que l’argent soit équitablement réparti entre tous les membres de la famille. Il a même encaissé certains montants.”

Réaction du plaignant

Prenant brièvement la parole en l’absence de son conseil, Mohamed Lamine Soumah a rejeté les déclarations du notaire : “Tout ce qu’il a dit est faux, il a refusé de payer. Moi, je tiens compte de l’engagement qu’il a signé. Même ce lundi avant l’ouverture du procès il m’a proposé de payer un peu d’argent, environ 400 millions pour que je retire la plainte.”

L’engagement contesté par la défense

Interrogé par la juge sur la signature d’un acte d’engagement, Me Fana Bangoura a invoqué des pressions : “J’avais signé, puisque j’étais sous pression morale. Mais aussi, il me proposait chaque fois de faire un règlement à l’amiable. Un jour, il m’a trouvé à Kaloum, on s’était vu dans ma voiture. Il était mini de copie originale d’un mandat d’arrêt, c’est ainsi je pris un engagement de payer 300 millions chaque fin de mois sur les 3 milliards 473 millions comme frais de maison de sa femme. Mais cette affaire est maintenant réglée.”

Après environ deux heures de débats, le tribunal a renvoyé l’affaire au lundi 18 mai prochain pour la poursuite des audiences.