Publireportage – L’Organisation internationale pour les migrations (OIM), en collaboration avec l’Agence guinéenne pour la promotion de l’emploi (AGUIPE), a organisé ce lundi 27 avril 2026 à Conakry une journée portes ouvertes consacrée à la problématique de l’immigration irrégulière et à la réinsertion des migrants de retour.
Initiée dans le cadre du projet North Africa Migration and Development (NOMAD), cette rencontre vise à renforcer l’employabilité, l’auto-emploi et l’intégration professionnelle durable de 30 migrants guinéens revenus d’Algérie et de Tunisie, après y avoir bénéficié de formations qualifiantes.
Les bénéficiaires ont été formés dans plusieurs domaines porteurs, notamment la plomberie, l’électricité, la couture, le travail du cuir, la prothésie ongulaire, la gestion de petites entreprises et les compétences numériques.
À travers panels, ateliers pratiques, tables rondes et échanges directs avec des recruteurs, l’objectif affiché est de faciliter leur accès au marché du travail guinéen et de créer des passerelles concrètes vers l’emploi.

Prenant la parole, le Directeur général de l’AGUIPE, Antigou Chérif, a insisté sur la volonté des autorités de faire du retour des Guinéens de l’extérieur une priorité nationale. « Le retour des migrants est désormais une question d’État, portée avec sérieux et humanité. Nos compatriotes ne doivent pas être abandonnés à leur sort », a-t-il déclaré.
Selon lui, les compétences acquises durant le parcours migratoire doivent être mises au service du développement national. Il a également invité les entreprises à offrir des opportunités aux bénéficiaires. « Faites d’eux vos collaborateurs, vos partenaires ou vos sous-traitants. Leur parcours n’est pas une honte, mais une force », a lancé le responsable de l’AGUIPE.

Présent à la cérémonie, l’ambassadeur du Royaume-Uni en Guinée, Daniel Shepherd, a salué la coopération engagée avec les structures guinéennes sur les questions d’emploi et de migration. Le diplomate a rappelé que son pays, à travers le Foreign, Commonwealth and Development Office (FCDO), apporte un appui financier au projet. « Nous collaborons étroitement avec nos partenaires pour répondre aux enjeux de l’emploi des jeunes et de la réintégration des migrants de retour », a-t-il souligné.
Il a également encouragé les bénéficiaires à saisir les opportunités offertes en Guinée, estimant que le pays connaît une dynamique de développement favorable à l’insertion professionnelle.
La rencontre a aussi été marquée par le témoignage poignant d’Issa Bérété, migrant de retour, qui a retracé son périple entre la Guinée, l’Algérie et la Tunisie. Parti en quête d’un avenir meilleur, il dit avoir traversé de nombreuses épreuves, entre accidents, détentions, violences et tentatives de traversée en mer. « J’ai compris que j’avais abandonné de vraies opportunités au pays. Aujourd’hui, je déconseille l’aventure, car le taux de risque est trop élevé », a-t-il confié. Le jeune homme a toutefois encouragé ceux qui rentrent à croire en une nouvelle chance : « Il est toujours possible de recommencer. Si tu veux, tu peux. »

Deux panels ont ponctué l’événement : le premier sur le rôle de l’OIM et des institutions publiques dans la réintégration des migrants de retour, et le second sur les compétences acquises en migration face aux besoins du marché local.
À travers cette initiative, les organisateurs entendent démontrer que le retour au pays peut devenir une opportunité, à condition d’un accompagnement structuré et d’une meilleure connexion entre compétences disponibles et besoins du marché de l’emploi.

