CNT : un statut signé, mais la crise sociale loin d’être réglée

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Sous la pression d’un préavis de grève brandi par les travailleurs de l’administration parlementaire, le Secrétariat général du Conseil National de la Transition (CNT) a annoncé la mise à disposition du statut particulier tant attendu. Une avancée jugée importante, mais encore incomplète par les représentants syndicaux.

Selon Ismaël Gassim Kalissa, secrétaire général du Syndicat de l’administration parlementaire, une délégation syndicale a été reçue en urgence par les autorités : « Hier soir, nous avons été appelés par le patronat pour que nous soyons au CNT. […] Une copie du statut particulier de l’administration parlementaire signée a été mise à disposition. »

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Si cette signature marque un tournant, elle ne répond pas à l’ensemble des préoccupations. Le syndicaliste insiste sur des points cruciaux restés en suspens, notamment la question de la couverture sociale : « Il y a aussi d’autres revendications, notamment le problème de la caisse nationale de sécurité sociale. […] C’est là qu’on met en péril notre assurance maladie, notre situation de retraite. »

Autre exigence majeure : la publication des arrêtés d’application. Pour Kalissa, un statut sans mesures concrètes reste insuffisant : « Un statut particulier sans les arrêtés d’application, ça ne veut rien dire. » Il précise que les négociations se poursuivront afin de finaliser ces textes indispensables à la mise en œuvre effective des avantages professionnels.

Le document signé prévoit toutefois un calendrier précis. « D’ici trois mois, ces avantages professionnels-là doivent rentrer en place », souligne-t-il, évoquant notamment les primes, l’assurance maladie et autres droits liés au statut.

Un mémorandum d’entente a également été paraphé entre les parties, contribuant à apaiser les tensions. « Ce mémorandum […] décrispe la situation », affirme le responsable syndical, tout en saluant « la détermination » et « la ténacité » des travailleurs, appelés néanmoins à « rester mobilisés ».

En parallèle, le dossier FUGAS, relatif aux sessions parlementaires, demeure une source de friction. Bien que les autorités du CNT le considèrent comme antérieur à leur gestion, le syndicat pointe la lenteur du processus : « Ça fait une année que le dossier a été mis en place et que les rapports n’ont pas encore été obtenus. » Face à ce blocage, le bureau syndical envisage de nouvelles actions pour faire toute la lumière sur cette affaire.

Ainsi, si la publication du statut particulier constitue une avancée notable, le climat social reste conditionné à la concrétisation rapide des engagements pris.