Dans le cadre de la protection du patrimoine foncier de l’État, le ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire, chargé de la récupération des domaines spoliés, a annoncé de nouvelles mesures pour lutter contre la spéculation foncière sur le corridor du projet Simandou.
Dans un communiqué, le ministre Mory Condé a dénoncé avec « regret et amertume » les transactions illégales constatées le long de l’axe ferroviaire Forécariah-Kérouané. Pour y remédier, il a annoncé que « toute transaction foncière est et demeure interdite sur une bande d’au moins 15 kilomètres de part et d’autre de l’emprise des voies ferrées Forécariah – Kérouané – Kérouané – Beyla. »
Le ministère rappelle que, même au-delà de cette emprise de 15 kilomètres, certaines zones restent protégées.
« L’État dispose de réserves foncières et naturelles dans la zone du corridor qui ne doivent en aucun cas faire l’objet de spéculation et d’occupation, » précise le communiqué.
Ces restrictions s’inscrivent dans le cadre du Programme de développement socio-économique durable et responsable Simandou 2040, visant à assurer la disponibilité de terrains pour les futurs projets d’infrastructures et de développement.
Toute violation de cette interdiction entraînera l’annulation des transactions concernées et des sanctions prévues par la loi. « Toute transaction foncière effectuée en violation de cette interdiction sera nulle et de nul effet, et les contrevenants s’exposeront aux sanctions prévues par la loi, » avertit le ministre.
Mory Condé invite ainsi « toutes les autorités locales, les professionnels du foncier, ainsi que l’ensemble des citoyens » à respecter ces mesures et à contribuer à la sécurisation du patrimoine foncier de l’État.

