Une délégation d’une cinquantaine d’entreprises françaises, représentant une large diversité de secteurs — énergie, infrastructures, agriculture, santé, technologies, industrie, eau, numérique, mobilité, formation professionnelle, BTP et ingénierie — séjourne actuellement en Guinée.
Présentes à Conakry dans le cadre du programme Parcours Business International – Simandou 2040, ces entreprises participent à une initiative portée par Bpifrance, en collaboration avec le ministère guinéen du Plan, de la Coopération internationale et du Développement. L’objectif est de renforcer les relations économiques entre la France et la Guinée, de soutenir les chaînes de valeur prioritaires et de favoriser de nouvelles coopérations industrielles, agricoles, financières et technologiques.
À l’occasion d’une cérémonie organisée ce mardi 31 mars à Conakry, le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a présenté aux investisseurs la vision des autorités guinéennes en matière de développement économique.
Dans son discours, le chef du gouvernement a insisté sur une approche pragmatique du développement, loin des considérations idéologiques : « Nous n’allons pas claironner notre panafricanisme. Nous n’allons pas, comme dirait d’autres, aller dans une direction d’une vision nostalgique d’un passé mythique qui peut-être n’a jamais existé. Nous voulons être pragmatiques, concrets et construire une économie pour répondre aux besoins d’une société, aux besoins d’une population et c’est dans ce cadre que le président de la République a contribué avec détermination et force à réaliser le programme minier Simandou qui est un vecteur de transformation durable de notre pays à travers le programme économique Simandou 2040. »Il a salué l’engagement des partenaires, notamment Bpifrance, pour leur contribution au financement de projets structurants en Guinée.
Le Premier ministre a rappelé que le programme Simandou 2040 constitue la pierre angulaire de la transformation économique du pays, visant à renforcer les capacités industrielles et à repositionner la Guinée sur l’échiquier économique régional et international.
« Le développement ne peut être durable que s’il s’ancre dans la maîtrise des chaînes de valeurs, dans la diversification, dans la capacité à produire localement la richesse nationale. […] Le programme Simandou 2040 […] sert de matrice sur laquelle on s’appuie pour bâtir les conditions nous permettant d’organiser la transformation de notre économie. »
Il a également mis en avant l’ambition de valoriser les ressources minières du pays, notamment la bauxite, à travers leur transformation locale : « Nous voulons que l’alumine, l’aluminium […] puissent être comme le pétrole pour l’Arabie Saoudite, notre richesse sur laquelle une économie forte pourrait émerger. »
Le chef du gouvernement a souligné les opportunités offertes par la Guinée dans plusieurs secteurs stratégiques : mines, énergie, agriculture, numérique, logistique et industries culturelles.
Il a plaidé pour une coopération fondée sur des partenariats équilibrés et durables, tout en invitant les investisseurs à s’inscrire dans cette dynamique : « La Guinée vous invite à prendre part à cette dynamique de transformation. Il s’agit de contribuer à la construction d’un modèle économique renouvelé, fondé sur la valeur, la production et la responsabilité. »
Pour clore son propos, il a assuré que le gouvernement accompagnera ces initiatives avec rigueur afin de garantir leur mise en œuvre effective.


