Riz hybride : le pari de Bah Oury pour transformer l’agriculture guinéenne

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En marge du Forum d’été de Davos 2026 en Chine, le premier ministre guinéen, Bah Oury, a accordé un entretien à CGTN au cours duquel il a exposé la vision du gouvernement pour le développement du secteur agricole. Au cœur de cette stratégie figure la promotion du riz hybride, présenté comme un levier majeur pour renforcer la sécurité alimentaire, accroître les rendements agricoles et, à terme, faire de la Guinée un pays exportateur de riz.

Le chef du gouvernement estime que cette initiative permettra de transformer durablement l’agriculture guinéenne grâce aux importants atouts naturels dont dispose le pays.
« À travers cet exemple (technologie chinoise du riz hybride ndlr), nous allons explorer et exploiter cette initiative pour que le riz hybride soit développé sur une bonne partie du territoire national, parce que cela peut nous permettre, dans une large mesure, d’offrir à nos paysans un rendement supérieur et de mettre fin à des travaux champêtres à faible productivité », a déclaré Bah Oury.

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Le Premier ministre a rappelé que la Guinée dispose d’importantes ressources naturelles susceptibles de soutenir cette ambition.
« La Guinée, de par son potentiel agricole naturel, est le pays le plus arrosé par des fleuves en Afrique de l’Ouest. Nous avons des terres fertiles. Nous allons développer ce riz hybride avec des rendements élevés qui permettront à la Guinée de devenir, sur le plan agricole, un pays capable de nourrir une bonne partie de l’Afrique de l’Ouest », a-t-il affirmé.

*Bah Oury a également souligné le paradoxe d’un pays au fort potentiel agricole qui continue pourtant d’importer d’importantes quantités de riz chaque année.
« Aujourd’hui, nous importons à peu près 300 000 à 400 000 tonnes de riz par an. Nous voulons inverser la donne pour que, dans les années à venir, la Guinée puisse être un pays exportateur de riz. »

Au-delà des enjeux économiques et alimentaires, le Premier ministre voit dans cette politique agricole un moyen de lutter contre la pauvreté et de redonner des perspectives aux populations rurales, notamment aux jeunes.
« Cela va combattre la faim, nourrir les populations et redonner de l’espoir aux paysans ainsi qu’aux jeunes qui ont perdu leurs perspectives. Nous devons leur montrer qu’ils n’ont pas à regarder le ciel en disant : “Dieu, donne-nous le paradis”, alors que le paradis est sous nos pieds », a conclu Bah Oury.