L’ancien président sénégalais Abdoulaye Wade célèbre, ce dimanche 29 mai 2026, son 100e anniversaire. Fondateur du Parti démocratique sénégalais (PDS), il a dirigé le Sénégal de 2000 à 2012, marquant une étape majeure de l’histoire politique du pays. Un hommage national est d’ailleurs prévu les 4 et 5 juin 2026, les célébrations initiales ayant été reportées en raison de la Tabaski.
Les hommages se multiplient à l’endroit de celui qui fut le troisième président du Sénégal. Parmi eux, figure celui de l’ancien Premier ministre guinéen Cellou Dalein Diallo, qui a tenu à saluer un parcours qu’il juge déterminant pour la démocratie africaine.
« Le 100e anniversaire du Président Abdoulaye Wade constitue un moment exceptionnel pour saluer le parcours d’un homme politique, dont l’engagement en faveur de la démocratie, de l’alternance et de la liberté a marqué durablement l’histoire du Sénégal et du continent africain. Par son courage politique, sa vision et sa longévité, il demeure une référence pour plusieurs générations », a-t-il déclaré.
Dans un témoignage plus personnel, Cellou Dalein Diallo a également exprimé sa reconnaissance envers l’ancien chef d’État sénégalais : « À titre personnel, cette date m’offre également l’occasion de lui adresser mes vœux les plus chaleureux et de lui exprimer, à nouveau, ma profonde gratitude pour la confiance et l’affection qu’il m’a toujours témoignée, pour ses conseils précieux, ainsi que pour l’appui déterminant qu’il m’a apporté dans l’implantation de mon parti et lors de l’élection présidentielle de 2010 en Guinée. »
L’ancien Premier ministre guinéen est aussi revenu sur le rôle joué par Abdoulaye Wade lors des événements du 28 septembre 2009 en Guinée, période marquée par de violentes répressions. « Je n’oublierai jamais les efforts qu’il a déployés, au lendemain des événements tragiques du 28 septembre 2009, pour faciliter mon départ de Conakry, alors que j’étais grièvement blessé, avec quatre côtes cassées. C’est à bord de son avion de commandement, spécialement dépêché à cet effet, que j’ai été évacué vers Dakar, avant de poursuivre, dans la nuit, à destination de Paris, où j’ai été admis à l’hôpital militaire de Percy, à Clamart. »

