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Santé: un consortium d’ONG tire la sonnette d’alarme sur le phénomène de la depigmentation en Guinée

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Les Organisations Santé Éducation pour tous, qui veut peut, cercle des femmes naturelle et espoir 224 réunies au sein du consortium des Ong sur la depigmentation ont à travers une conférence de presse animée ce mercredi 27 novembre 2019, fait la point sur le phénomène de la depigmentation en Guinée et dans d’autres pays africains, notamment le Mali et les deux Congo.

Ces quatre ONG pensent attirer l’attention des filles, ainsi que les autorités sanitaires sur la dangerosité du phénomène de la depigmentation.

« Les enquêtes qui ont eu lieu dans plusieurs pays sur la dépigmentation volontaire montrent que les motivations sont souvent d’ordre esthétique.
Certaines personnes justifient leur pratique par un pseudo-traitement médical pour éliminer les boutons ou l’acné sur la peau. Ce qui les pousse à utiliser des médicaments à base de cortisone. Ces produits sont souvent mélangés avec d’autres de fabrication artisanale. On évoque le plus souvent un certain complexe (« mon teint noir d’origine ne me plait pas »), la mode ou le mimétisme (« je veux ressembler à ceux qui sont beaux ; beaucoup de gens le font.
Au Congo, comme pour des milliers de Noirs, l’acquisition d’une peau claire constitue un critère de beauté et de propreté («je me dépigmente pour être plus beau et donc moins noir» «pour séduire, car le teint clair est un critère de beauté ». À déclaré le porte-parole du consortium, Elhadj Aliou Barry.

Aux dires du consortium, si par le passé, c’est les jeunes filles qui s’adonnaient à cette pratique, de nos jours, les hommes ne sont pas en marge.

« Il n’est plus rare de croiser des hommes qui pour les mêmes raisons que les femmes : «désir de plaire», «manque d’estime en la peau noire et en soi », «complexes», font recours à des moyens aussi saugrenus que dépensiers, aussi suicidaires que radicaux pour diluer, voire supprimer la mélanine qui nous fait ce teint si approprié, si original.

L’envie de se faire voir dans le show bizz et dans le milieu artistique a poussé certains hommes à goûter à ce vice au Mali. Contrairement à certains pays africain dont les hommes et les femmes se partagent le gâteau de la dépigmentation ».

À en croire les organisateurs, la depigmentation constitue un problème de santé publique et les plus touchées par cette pratique sont les filles dont l’âge varie entre 16 à 45 ans. Par ailleurs, en Guinée aucune  statistique n’est disponible pour l’instant contrairement au Mali, où le taux est de 25% chez les jeunes filles, selon l’OMS

Les conséquences
« Les conséquences de la dépigmentation
De l’eau de javel au sperme, en passant par l’injection de glutathion, le mercure, les produits carotènes et même du carburant !
Le mercure est un ingrédient prisé par les fabricants de crèmes et de savons destinés à éclaircir la peau. Les sels de mercure inhibent la formation de mélanine, ce qui donne un teint plus clair. On trouve aussi le mercure dans d’autres produits cosmétiques comme les démaquillants pour les yeux et le mascara. Selon l’OMS, au Mali, 25% des femmes utilisent de manière régulière des produits éclaircissants pour la peau. Elles représentent respectivement 77, 27, 35 et 59% au Nigéria, au Sénégal, en Afrique du Sud et au Togo.
En plus du mercure, les produits dépigmentant contiennent aussi des substances toxiques comme l’hydroquinone et le dermocorticoïde qui affaiblissent le système immunitaire. La dépigmentation chimique est un véritable fléau, surtout dans nos pays pauvres, du fait des charges qu’elle implique, mais aussi des nombreux problèmes sanitaires qu’elle engendre (cancers, infections et autres pathologies dermatologiques et métaboliques). L’Association Internationale d’Information sur la Dépigmentation Artificielle (AIIDA) rapporte que «38% des cancers de peau sont favorisés par la dépigmentation». Les produits utilisés donnent parfois des effets difficiles à traiter ou non traitables. La République de Guinée à l’instar des autres pays africains notamment de l’Afrique de l’Ouest est un pays où l’utilisation des produits cosmétiques de dépigmentation est très répandue chez les femmes âgées de 16 à 45 ans et devient de plus en plus une pratique chez certains jeunes hommes. Les produits utilisés sont composés d’ingrédients corrosifs comme du sel de mercure, du cortisone, de l’hydroquinone, un mélange explosif qui abîme la peau, il y’a des femmes qui utiliseraient même de l’eau de javel qu’elles mélangent à leur crème. D’autres personnes utilisent aussi du gaz de cuisine pour se dépigmenter. L’utilisation abusive voir incontrôlée de ces produits constitue de  nos jours un réel problème de santé publique, provoque de stigmatisations dans les foyers conjugaux et au sein de notre société et cause d’énormes conséquences qui sont entre autres: la vulnérabilité de la peau et de l’organisme, l’inflammation de la peau, hypertension artérielle, destruction du système de défense de l’organisme, des maladies infectieuses,  le diabète et l’apparition des taches sur tous le corps l’acné, des vergetures, une hyperpigmentation articulaire, des infections bactériennes, des infections mycosiques pouvant conduire à des cas de cancers de la peau. , … Et juste pour une beauté superficielle et éphémère »

Cependant, le Consortium promet de s’impliquer d’avantage dans la sensibilisation, auprès de la junte féminine mais également auprès des promoteurs des produits cosmétiques.

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