Alors que la menace d’une nouvelle grève plane sur le système éducatif guinéen, à une semaine de la rentrée scolaire, les négociations se poursuivent entre l’intersyndicale de l’éducation et le gouvernement.
Composée de la FSPE, du SLECG et du SNE, l’intersyndicale a retrouvé, ce lundi 28 septembre 2026, les représentants du gouvernement sous l’égide du Conseil national du dialogue social (CNDS). Les discussions se sont tenues au siège du ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale.
Après plus de quatre heures de pourparlers, les représentants syndicaux se sont montrés relativement optimistes quant à l’issue des discussions, même si plusieurs points doivent encore être clarifiés avant de parvenir à un éventuel accord.
Prenant la parole, Michel Pépé Balamou, secrétaire général du Syndicat national de l’éducation (SNE) et porte-parole de circonstance de l’intersyndicale, a expliqué les principaux sujets abordés au cours de la rencontre. « Nous sortons d’une discussion très fructueuse, axée sur l’ensemble des points. Et je pense qu’il y a une forte chance qu’il y ait un geste d’apaisement de part et d’autre pour qu’on puisse faire la paix des braves. Et nous avons passé en revue tous les points du protocole d’accord, les points qui ont été déjà satisfaits notamment les points qui ont des incidences financières, axés sur les primes de préparation, de documentation, de craie, mais aussi les indemnités de logement et de transport.»
Le responsable syndical a également annoncé une séance de travail technique prévue ce mercredi avec le directeur général de la Fonction publique. Cette rencontre devrait permettre d’examiner plusieurs difficultés liées à l’application du protocole d’accord. « Franchement nous nous sommes dits de nous retrouver le mercredi pour faire un travail technique avec le directeur général de la fonction publique. Une projection va être faite du protocole d’accord et les quelques soucis qu’on a soulevés notamment blocage de salaire, arriérés de salaire, échelons à payer et tous ces soucis vont être élagués ce jour-là. C’est surtout le point nodal qui est l’engagement des enseignants contractuels et la révision du statut particulier des personnels de l’éducation et de la formation. »
Pour Michel Pépé Balamou, cette séance technique pourrait contribuer à résoudre les divergences d’interprétation autour de l’application du protocole d’accord et rapprocher les deux parties d’un dénouement. « Je pense que l’issue de la rencontre technique du mercredi au ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction Publique avec le directeur général de la fonction publique déterminera vraiment le dénouement heureux de cette interprétation diverse que l’on a eue de part et d’autre. Et je pense que l’espoir est permis et nous ne sommes pas loin de la fumée blanche. »
À une semaine de la rentrée scolaire, l’issue de cette nouvelle phase de négociations sera donc déterminante pour écarter, ou non, la menace d’une nouvelle paralysie du système éducatif guinéen.

