Le procureur général près la Cour d’appel de Conakry, Fallou Doumbouya, hausse le ton. Il prévient les chefs de quartier, les chefs de secteur et les conseils communaux qu’ils s’exposent à des poursuites judiciaires s’ils ne prennent pas les mesures nécessaires pour lutter contre les zones criminogènes.
Il a lancé cet avertissement ce lundi 26 octobre 2026, à Kaloum, où il supervisait les opérations de démantèlement de ces zones. « Je l’ai et je le redis : Désormais, si les chefs de quartier, les chefs de secteur et les conseils communaux n’agissent pas, nous engagerons des poursuites contre eux », a déclaré Fallou Doumbouya. Le magistrat a précisé avoir déjà donné des « instructions fermes » aux procureurs pour que des mesures soient prises à l’encontre des responsables défaillants.
« J’ai déjà donné des instructions à tous les procureurs à travers des circulaires écrites, dans le cadre de l’application de la politique pénale que nous avons reçue du Garde des Sceaux », a-t-il ajouté.
Fallou Doumbouya a également insisté sur les conséquences auxquelles s’exposent les responsables concernés en cas de condamnation. Au-delà des poursuites, ils risquent de perdre leurs fonctions.
« Si vous n’agissez pas, on vous fera agir et, éventuellement, nous allons vous poursuivre. La conséquence d’une poursuite pénale, lorsque vous êtes condamné, c’est la dégradation civique : vous perdez immédiatement votre poste », a-t-il martelé.

