CNT : la Constitution au cœur d’un dialogue entre conseillers et jeunes filles

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Publireportage Pilotée par l’UNICEF, une trentaine de jeunes filles et deux garçons issus d’organisations de la société civile ont rencontré, vendredi 24 avril 2026 au Palais du peuple, les conseillers nationaux de la transition (CNT) pour échanger autour de la nouvelle Constitution. L’initiative s’inscrit dans une dynamique de dialogue intergénérationnel visant à mieux faire connaître le contenu du texte fondamental et à intégrer les préoccupations des adolescentes.

Au cours des discussions, plusieurs thématiques ont été abordées, notamment la prise en compte des droits des jeunes filles, leur accès à l’éducation, ainsi que la lutte contre les violences et les pratiques néfastes. Les échanges, marqués par des débats ouverts, ont permis aux participantes d’interpeller directement les conseillers, qui ont apporté des éclairages et tenté de les rassurer sur les avancées contenues dans la Constitution.

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Présente à cette rencontre, la représentante de l’UNICEF en Guinée, Maddalena Bertolotti, est revenue sur le sens de cette initiative. « C’est une rencontre avec des jeunes filles. Cela s’inscrit dans un dialogue de continuer à écouter les jeunes filles, à écouter leur voix. Mais ce n’est pas seulement les écouter, c’est aussi comment traduire leurs préoccupations en actions concrètes », a-t-elle expliqué, rappelant la continuité du processus. « C’est une opportunité de présenter la déclaration de Dakar qui décrit les engagements pour faire un changement véritable pour les jeunes filles. »

Dans cette perspective, l’UNICEF entend poursuivre son accompagnement. « Nous allons continuer à travailler avec le gouvernement, notamment dans la vulgarisation de la Constitution, l’éducation des filles et l’hygiène menstruelle. »

De son côté, la première vice-présidente du CNT, Hadja Maimouna Yombouno, a insisté sur la portée symbolique et stratégique de cette initiative. « Cela représente tout un symbole pour nous d’échanger entre les deux générations, en face des jeunes filles d’aujourd’hui, les femmes leaders de demain », a-t-elle déclaré, avant de rappeler les défis majeurs auxquels restent confrontées les adolescentes. « Le mariage précoce, les violences et les mutilations génitales féminines confisquent l’avenir des jeunes filles. Nous avons travaillé de façon acharnée pour sortir un texte qui nous rassemble et qui nous ressemble, en consultant toutes les parties prenantes », a-t-elle indiqué.

Elle a également promis la poursuite de cet engagement : « Même après notre mandat, nous continuerons à nous investir sur le terrain. »

Représentant la ministre de la Femme, de la Famille et des Solidarités, Tiguidanké Kaba a salué une initiative « qui constitue un espace précieux d’échange entre les générations » et permet, selon elle, « aux jeunes filles d’exprimer leurs attentes et aux décideurs de mieux comprendre leurs réalités. »

Elle a insisté sur la nécessité de rendre effectifs les droits des femmes : « Les droits des femmes et des filles ne doivent pas rester dans les textes. Ils doivent être connus, respectés et appliqués dans nos familles, nos écoles, nos communautés et nos institutions. La nouvelle Constitution marque des avancées significatives : elle consacre la scolarisation jusqu’à 17 ans et la gratuité de l’enseignement public à tous les cycles. C’est une avancée car l’école reste l’un des moyens de protéger les filles, de renforcer leur autonomie et de préparer leur avenir », a-t-elle affirmé, avant d’adresser un message aux adolescentes : « Restez à l’école, croyez en vous, connaissez vos droits et assumez vos devoirs… »

Du côté des participantes, la rencontre a été perçue comme une expérience enrichissante. Mariama Diouhé Diallo s’est dite satisfaite : « Nous avons pu exprimer ce que nous voulons améliorer dans nos vies quotidiennes. On a eu des réponses et des promesses aussi. On ne savait pas qu’il y avait tout ce protocole dans la Constitution. »

Elle insiste toutefois sur l’importance de la vulgarisation du texte : « La sensibilisation est la clé, d’abord dans les écoles, puis dans la société. »

Au terme de la rencontre, plusieurs plaidoyers ont été formulés par les adolescentes à l’endroit des conseillers du CNT. Elles ont notamment insisté sur la nécessité de renforcer l’accès à l’éducation, de lutter contre les mariages précoces et les violences basées sur le genre, ainsi que de vulgariser davantage le contenu de la Constitution auprès des jeunes. Une manière de rappeler que leur implication reste essentielle pour faire de ce texte un véritable levier de transformation sociale.