Candidat au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), l’ancien président du Sénégal et ancien président de l’Union africaine, Macky Sall, a présenté, jeudi 23 juillet 2026, sa vision et ses priorités devant les États membres réunis au siège des Nations unies. À cette occasion, il a mis en avant son expérience à la tête de son pays et de plusieurs organisations régionales et continentales, tout en plaidant pour un retour du dialogue multilatéral afin de faire face aux crises qui secouent le monde.
Dès l’entame de son intervention, Macky Sall a défendu son parcours, estimant qu’il constitue un atout majeur pour diriger l’organisation internationale.
« En tant qu’ancien chef d’État, j’ai quarante années de service public. J’ai appris à écouter, à dialoguer et à prendre des décisions parfois difficiles », a-t-il déclaré.
L’ancien président sénégalais a également rappelé les responsabilités qu’il a exercées à la tête de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union africaine, des fonctions qui, selon lui, lui ont permis d’acquérir une solide expérience dans la gestion des crises politiques, sécuritaires et diplomatiques.
« J’apporte une expérience régionale (…) et une expérience continentale. L’Afrique est confrontée à de grands défis : la paix, la sécurité, les droits humains et le développement », a-t-il souligné.
Il est aussi revenu sur son implication dans l’intégration de l’Union africaine au G20, une initiative qu’il considère comme l’une des avancées majeures de son mandat à la tête de l’organisation continentale.
« J’ai mené une campagne couronnée de succès afin que l’Union africaine devienne membre permanent du G20. Toutes ces expériences m’ont appris à travailler avec les dirigeants de toutes les régions, à écouter chaque point de vue et à trouver des solutions concrètes. »
S’il est élu secrétaire général, Macky Sall affirme vouloir mettre son expérience au service des États membres afin de renforcer le dialogue et de restaurer la confiance, qu’il juge aujourd’hui fragilisée.
« Je serai un facilitateur du dialogue et un secrétaire général engagé en faveur des réformes et de la restauration de la confiance : la confiance dans l’organisation, entre les États membres et auprès des populations que nous servons. »
Évoquant les nombreux conflits internationaux, notamment les tensions autour du détroit d’Ormuz, l’ancien chef de l’État sénégalais a regretté le recul du rôle de l’ONU dans les efforts de médiation.
« Les crises sont nombreuses et variées, sans que l’ONU soit aujourd’hui au centre des négociations. À la limite, l’organisation est dans la périphérie », a-t-il déploré.
Selon lui, le Conseil de sécurité doit retrouver toute sa capacité d’action afin d’assumer pleinement sa mission de maintien de la paix et de la sécurité internationales.
Pour Macky Sall, la principale difficulté réside dans le manque de confiance entre les membres, en particulier les membres permanents du Conseil de sécurité, une situation qui, selon lui, contribue à prolonger les conflits.
« C’est le manque de confiance entre les membres, particulièrement entre les membres permanents, qui fait que les crises perdurent sans solution. »
L’ancien président sénégalais estime que le secrétaire général de l’ONU doit être avant tout un artisan du dialogue.
« En tant que secrétaire général, je parlerai à tous, même dans les périodes de fortes tensions, afin de rétablir les ponts de communication et les couloirs de dialogue nécessaires pour que notre organisation assume pleinement son héritage : préserver un monde sûr. »

