Wanindara : le gouvernement précise les prochaines étapes après le déclassement

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Le déclassement de vastes emprises foncières à Simbaya-Wanindara a été accueilli avec soulagement par de nombreux citoyens concernés. Mais si cette décision marque une avancée importante dans la reconnaissance de leurs droits, plusieurs étapes restent à franchir. Entre la réalisation des infrastructures publiques et la délivrance des titres fonciers, les autorités doivent encore préciser les modalités de mise en œuvre de la mesure.

Le vendredi 16 octobre 2026, le président Mamadi Doumbouya, a officialisé par décret, lu à la télévision nationale, le déclassement de vastes emprises foncières situées dans la zone industrielle de Simbaya-Wanindara et sur l’île de Kassa.

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À Wanindara, l’annonce a suscité de l’espoir chez les propriétaires, qui y voient une étape décisive après une longue période d’incertitude autour de leurs terres. Pour autant, le déclassement ne règle pas toutes les questions. Les autorités préviennent que des aménagements seront nécessaires avant que les habitants puissent tirer pleinement profit de cette décision.

Le porte-parole de la présidence de la République, le général Amara Camara, a notamment insisté sur la nécessité de doter la zone d’infrastructures adaptées aux besoins des populations. « Il va falloir des écoles, des routes, des marchés, des centres de santé, ces travaux-là seront faits », a-t-il déclaré.

La réalisation de ces équipements doit accompagner le développement de la zone et contribuer à améliorer le quotidien des habitants. Mais elle pourrait aussi entraîner des interventions sur certaines parcelles, lorsque celles-ci se trouvent sur le tracé de routes ou dans des espaces destinés à accueillir des équipements publics.

Le général Amara Camara n’a d’ailleurs pas exclu cette éventualité, évoquant les contraintes liées aux travaux d’utilité publique. « Si demain une partie de ma cour est concernée par un déguerpissement pour des raisons d’utilités publiques, l’État dira on prend ta cour », a-t-il expliqué.

En clair, le déclassement ne garantit pas que toutes les parcelles resteront intactes face aux futurs projets d’aménagement. Les autorités devront donc préciser les conditions dans lesquelles ces opérations pourraient être menées, ainsi que les garanties prévues pour les personnes concernées.
L’autre attente majeure des habitants concerne la sécurisation juridique de leurs propriétés. Car au-delà du déclassement, l’obtention d’un titre foncier demeure essentielle pour permettre aux propriétaires de faire reconnaître officiellement leurs droits sur les terres qu’ils occupent.

Sur ce point, le porte-parole de la présidence a assuré que les services de l’État seraient mobilisés pour accompagner les démarches. « Personne ne sera accusé à Wanindara, le plus difficile a été fait, la déclassement. Permettre aux gens demain d’avoir un titre foncier, l’État mettra ses services à la disposition des propriétaires des terres actuels », a affirmé le général Amara Camara.

Cette assurance ouvre la voie à un accompagnement administratif des propriétaires dans leur quête de titres fonciers. Reste à connaître les procédures à suivre, les pièces à fournir et les délais dans lesquels les dossiers pourront être traités.

Pour les habitants de Wanindara, le véritable enjeu commence donc maintenant : faire en sorte que le déclassement se traduise concrètement par une meilleure protection de leurs droits fonciers. Ils devront également composer avec les futurs aménagements publics, dont les modalités restent à préciser. Entre l’espoir suscité par la décision présidentielle et les démarches encore attendues, la sécurisation effective des parcelles constitue désormais la prochaine étape.