Après les secousses sismiques signalées ces derniers jours dans certaines localités guinéennes, notamment à Conakry, le gouvernement assure avoir mobilisé ses services techniques pour évaluer la situation et prévenir d’éventuels risques pour les populations.
Faya François Bourouno, porte-parole du gouvernement, s’est exprimé sur le sujet lors d’une conférence de presse coanimée le lundi 19 octobre 2026 avec les porte-parole de la Présidence, le général Amara Camara et Thierno Mamadou Bah.
Il a expliqué que les équipes techniques avaient été mobilisées dès les premiers signalements afin d’examiner la situation et d’identifier les mesures à prendre.
« Les services techniques de l’État ont été immédiatement mobilisés pour évaluer la situation et prendre toutes les mesures de prévention nécessaires afin de réduire les risques pour nos populations et nos localités », a-t-il déclaré.
Selon le ministre, cette mobilisation répond aux instructions du président de la République et du Premier ministre. Les évaluations se poursuivent, mais aucune précision n’a été donnée sur les opérations déjà menées ni sur leurs premières conclusions.
Les secousses ont suscité des interrogations parmi les habitants. Face aux inquiétudes, Faya François Bourouno a appelé la population à garder son calme, assurant que le phénomène restait, selon les premières appréciations présentées par le gouvernement, de faible ampleur.
« Il n’y a pas lieu de céder à la panique. L’ampleur du phénomène est minime », a-t-il affirmé.
Reste à connaître les conclusions des services techniques, qui doivent permettre de mieux comprendre la nature des secousses et d’évaluer les éventuels risques.
D’après les informations disponibles, un séisme de magnitude 6,9 a été enregistré le 13 octobre au niveau de la dorsale médio-atlantique centrale. Son épicentre aurait été situé à environ 1 195 kilomètres au sud-sud-ouest de Conakry, à une profondeur de 10 kilomètres.
Ces données géographiques apportent un élément de contexte, mais elles ne suffisent pas à établir un lien direct entre cet événement sismique et les secousses ressenties dans la capitale guinéenne. Une confirmation par un organisme sismologique de référence reste nécessaire.
Pour l’heure, le gouvernement indique que les évaluations se poursuivent. Les conclusions de ces travaux devraient permettre de préciser les caractéristiques du phénomène et de déterminer si des mesures supplémentaires sont nécessaires.

