Rentrée universitaire 2026-2027 : forte affluence à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia

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La rentrée universitaire 2026-2027 a officiellement démarré ce lundi 19 octobre sur l’ensemble du territoire guinéen, conformément au calendrier annoncé par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation. À l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia, à Conakry, les étudiants ont répondu présents dès cette première journée. Selon une source, plus de 6 000 nouveaux bacheliers auraient été orientés vers les différents départements de l’établissement, alors que 4 000 places étaient initialement prévues.

Dans l’enceinte de l’université, l’ambiance est à la découverte. Entre les sourires, les échanges et les premières interrogations, de nombreux étudiants prennent leurs marques dans ce nouvel environnement. Certains cherchent le service de la scolarité pour obtenir des informations sur leur inscription. D’autres tentent de retrouver leur département ou de comprendre comment vont s’organiser les premiers jours de cours.

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Au milieu de cette affluence, le recteur de l’établissement, le professeur Daniel Lamah, affiche sa satisfaction. Il se réjouit de la mobilisation des étudiants comme de celle du personnel enseignant, qu’il attribue aux préparatifs engagés en amont de cette rentrée.

« Le constat est très positif parce que la rentrée universitaire est effective. Les étudiants ont répondu massivement, les enseignants aussi, tel que les emplois du temps ont été ficelés parce qu’on a eu une préparation technique, pédagogique et un conseil d’université pour mettre chacun à la tâche. L’ensemble des cadres de l’université sont heureux de faire cette rentrée dans de très bonnes conditions. »

Reste la question du nombre exact de nouveaux étudiants accueillis en première année. Sur ce point, le recteur invite à la prudence. Les données définitives ne sont pas encore disponibles, le processus d’importation des listes d’étudiants orientés étant toujours en cours. « Nous sommes en train de finaliser le processus d’importation de la liste des étudiants orientés. Je ne peux pas vous dire maintenant parce qu’il faut que toute la liste soit importée à partir de Parcoursup pour que nous puissions avoir la statistique définitive. Nous sommes dans une politique de résilience. C’est pas aujourd’hui qu’on a commencé à gérer de grands effectifs. Donc ça veut dire que c’est une articulation des emplois du temps, mais aussi une articulation des salles de classe planifiées. »

Pr Daniel Lamah, recteur de l’université de Sonfonia

Cette affluence soulève également la question des infrastructures et de la capacité d’accueil de l’université. Daniel Lamah assure que des travaux de rénovation sont en cours, notamment dans certaines salles de grande capacité. Si les équipements ne sont pas encore tous installés, la direction mise sur une meilleure utilisation des espaces disponibles.

« Il y a quelques salles de classe de grande capacité qui sont complètement rénovées, mais les équipements sont en train d’être montés et pour l’instant la résilience va nous amener à développer plus de collaboration, plus de mutualisation des salles disponibles et il n’y a aucune crise qui pourra nous déborder du point de vue tension sur les infrastructures. »

Interpellé sur la présence d’un grand nombre d’étudiants dans certaines salles, le recteur rejette l’idée d’une surpopulation structurelle. Il explique plutôt ces regroupements par les dispositions particulières prises pour cette première journée, notamment à l’occasion des visites de supervision et des prises de parole destinées aux étudiants.

« Je pense qu’il n’y a pas de pléthore. Lorsque vous parlez de pléthore, ça veut dire que ça doit être un peu structurel. Aujourd’hui, c’est la rentrée, il y a des programmes qui sont regroupés dans certaines salles de classe. Lorsque l’on entend la délégation de supervision arriver, il faut les regrouper pour donner du sens à cette mobilisation. Il y a certaines classes qui ont très peu d’étudiants parce que l’emploi du temps a été ficelé de cette façon, il y en a qui sont dans des concentrations, ils ne sont pas naturellement nombreux. Donc, lorsqu’il y a des occasions de regroupement pour des messages importants, il faut regrouper les étudiants dans certaines salles de classe. »

Toutefois, les chiffres avancés par une autre source font état de plus de 6 000 nouveaux étudiants orientés, contre 4 000 initialement attendus. En attendant la publication des statistiques officielles, cet écart donne une idée des défis auxquels l’université pourrait être confrontée pour accueillir les nouveaux inscrits dans de bonnes conditions.

La rentrée a également été marquée par la visite du Dr Oumar Doumbouya, directeur national de l’Enseignement supérieur, venu représenter la ministre Djami Diallo. Dépêché sur le terrain dans le cadre de la supervision de la rentrée universitaire, il explique que cette mission vise à apprécier les conditions dans lesquelles les cours reprennent au sein des institutions d’enseignement supérieur.

« Au nom de Madame la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, tous les responsables, les hauts responsables du ministère, ont été dépêchés dans les différentes institutions d’enseignement supérieur pour superviser la rentrée universitaire 2026-2027.​C’est en ce sens que je suis aujourd’hui dans cette grande université, l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia, pour voir comment les préparatifs ont été faits . »

À l’issue de sa visite, le représentant du ministère s’est dit satisfait de l’accueil des étudiants et des travaux de rénovation observés dans les espaces visités. Il a notamment salué la propreté des lieux et l’état des bâtiments en cours de réhabilitation.

« Le constat, il est plutôt réjouissant. Dans toutes les salles que nous avons visitées, nous avons trouvé qu’il y avait des étudiants en nombre, aussi bien qualitativement que quantitativement. L’université, en tout cas la partie que nous avons visitée, il y a de la propreté, les bâtiments sont en rénovation et nous en sommes heureux parce que la qualité se fait sentir. »

Au-delà des infrastructures, Oumar Doumbouya a rappelé l’importance du travail des enseignants et des encadreurs dans la formation des futurs professionnels du pays. Un enjeu qu’il lie notamment aux ambitions de développement portées par le programme Simandou 2040.

« Aux encadreurs, je les remercie, je les appelle à leur dévouement habituel. Sans eux, la Guinée ne peut aller nulle part, parce qu’ils forment le capital humain. Et nous savons avec notre grand programme Simandou 2040 qu’il nous faut de la ressource humaine. Sans ressource humaine, on ne peut aller nulle part. Ce sont les étrangers qui vont construire la Guinée, et ils ne peuvent pas. Il faut, au côté des Guinéens, que d’autres viennent, mais on ne peut pas laisser seulement la main-d’œuvre étrangère ou le savoir étranger construire notre pays. »

Pour les nouveaux étudiants, cette rentrée ouvre une nouvelle étape, avec son lot de découvertes, d’attentes et d’appréhensions. À peine arrivée à l’université, Maïmouna Tall, étudiante en licence de sciences du langage, dit avoir été marquée par le nombre d’étudiants présents sur le campus. Elle sait aussi que le parcours universitaire demandera des efforts.

« J’ai constaté qu’il y a beaucoup d’engouement, j’ai vu beaucoup d’étudiants sur place, j’espère que la suite sera favorable. On m’a toujours dit que l’université n’est pas facile, donc je dois fournir de l’effort pour pouvoir avoir les meilleures notes.»

Même constat d’affluence pour Bangaly Kourouma, inscrit en première année de lettres modernes. Pour l’heure, il estime que la journée se déroule sans difficulté majeure, même si les repères restent à trouver et que les premiers contacts avec les enseignants se font encore attendre. « Tout se déroule bien pour le moment, nous sommes là, mais on ne voit pas de professeur d’abord. Comme c’est notre première année et première journée, on n’a d’abord aucune idée. »