Lutte contre l’impunité : les propositions de l’activiste Kaly Diallo au CNRD

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L’activiste des droits de l’homme, Mamadou Kaly Diallo a réagi suite au rapport de Amnesty international publié, ce mercredi 15 mai 2024 à Conakry.

Dans son dernier rapport de 60 pages, Amnesty fait cas d’une centaine de morts enregistrés pendant les manifestations sociales et politiques entre 2019 et 2024.

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Joint par notre rédaction, Mamadou Kaly Diallo souligne d’abord que le rapport intervient au moment où se tient un procès sur des violences commises pendant la transition du CNDD dirigé par Dadis Camara. “Je pense que ça doit donner à réfléchir et c’est sûr que c’est ce qui est recherché dedans”, réagit-il.

De toutes les façons, ajoute Kaly Diallo, la volonté politique réelle est fondamentale pour mettre fin à cette problématique d’immunité. “Il faut une volonté politique réelle, il faut mettre les moyens et surtout il faut une justice indépendante et impartiale qui répond aux attentes des justiciables”.

Dans son rapport, Amnesty international dénonce le difficile accès à la justice que rencontrent les victimes de violences en Guinée. Notre interlocuteur, demande aux autorités guinéennes de garantir l’indépendance de la justice. “La paix, le développement, la sécurité c’est quand il y a le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales”.

L’Ong Human Rights Watch avait publié, elle aussi, il y a quelques mois, un autre rapport accablant la junte au pouvoir dirigée par le général Mamadi Doumbouya. Pour Kaly Diallo, ces différents rapports doivent être perçus comme une sorte de diagnostic par les dirigeants guinéens.

L’activiste des droits humains suggère la mise en place d’une commission d’enquête spéciale et un tribunal chargé uniquement de statuer sur l’ensemble de ces crimes commis durant ces dernières années en Guinée. “A mon avis, au terme d’un procès bien tenu, cela pourrait être une base fondamentale pour, non seulement, l’arrêt de ces violences et créer un climat de confiance entre les gouvernants et les gouvernés et surtout instaurer des institutions fortes, chargées de faire la promotion des droits de l’homme et assurer la protection des citoyens”, propose M. Kaly.