Sory Camara interpelle Bah Oury : “Une élection obéit à des étapes précises”

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Sory Camara vice-président de l'ANC

L’annonce faite par le Premier ministre Bah Oury, concernant la tenue des élections présidentielle et législatives en décembre 2025, continue de susciter des débats au sein de la classe politique guinéenne. Lors d’un point de presse tenu ce jeudi 15 mai par l’Union sacrée des Forces Vives de Guinée (US-FVG), Sory Camara, vice-président de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), a exprimé ses préoccupations quant à la faisabilité de cette promesse.

Dans sa communication, il a insisté sur l’importance de respecter les étapes nécessaires pour organiser des élections crédibles et transparentes. “Une élection, il y a des étapes. Si vous n’avez pas ces étapes à mettre, comment allez-vous parler d’élection ?”, a-t-il déclaré.

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Sory Camara a ensuite exprimé de vives inquiétudes concernant le rôle central du premier ministre dans la conduite de la transition en cours. “Nous voulons la réussite de cette transition. Cependant, nos inquiétudes grandissent face aux diverses déclarations de Bah Oury. Est-il le président, l’organe suprême de la transition, et le garant du cadre de concertation et de dialogue ? Nous l’interpellons pour que cela soit clairement acté et que l’ouverture du dialogue soit plus rapide. Mais si ce n’est qu’une fausse impression ou si la crise issue de cette concertation est ignorée, nous serons fermement opposés. Il est évident qu’une main malveillante cherche à entraîner cette transition vers des dérives,” a-t-il ajouté.

Malgré ces préoccupations, le vice-président de l’ANC a réaffirmé l’engagement de son parti envers le processus démocratique.

“Nous voulons la paix. Nous voulons la concertation. Nous voulons que, si possible, ce soient les élections, le retour à l’ordre constitutionnel. Nous avons donné notre position, mais nous serons des compétiteurs. Et l’Union sacrée aura un candidat,” a-t-il conclu.