Mafara : à Madina, un pont en bois et des vies suspendues , les habitants lancent un appel au secours

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À Madina, village situé à 18 kilomètres de la sous-préfecture de Mafara, dans la préfecture de Dalaba, les habitants vivent une double détresse : un poste de santé presque à l’arrêt et une route principale rendue impraticable par un pont en bois vétuste. Pourtant dotée d’un certain potentiel agricole et d’infrastructures de base, cette localité du district de Dondé reste confrontée à un manque flagrant de services publics essentiels.

À l’occasion de la fête de Tabaski 2025, les habitants ont lancé un appel pressant aux autorités locales et nationales. Le poste de santé, construit en 2020 par l’Agence nationale de financement des collectivités (ANAFIC), ne compte qu’un seul médecin pour toute la population.

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En cas d’absence, aucun soin n’est possible. « Nous n’avons qu’un seul médecin ici. Lorsqu’il est absent, ça crée des problèmes. Des malades peuvent attendre une semaine, deux semaines dans les maisons ou se débrouiller », déplore Elhadj Billo Diallo, chef secteur de Madina. Le responsable communautaire demande l’affectation urgente d’un deuxième médecin pour garantir une continuité des soins dans le village.

https://www.youtube.com/watch?v=shYpeK2S_Pw

Autre source d’inquiétude : l’état de la route. Madina, bien que située sur un axe stratégique reliant plusieurs sous-préfectures, ne dispose que d’un petit pont en bois, construit de manière artisanale par les habitants eux-mêmes.

« C’est un pont en bois fait avec les moyens du bord. Les motos et les voitures passent difficilement, surtout en saison de pluies », explique Elhadj Billo. « Nous nous sommes mobilisés pour réaliser ce pont en bois, mais ce n’est qu’une solution provisoire. Il faut un pont digne de ce nom », précise-t-il.

Les habitants, conscients de l’importance géographique de leur localité, appellent les autorités à agir rapidement pour désenclaver la zone et améliorer l’accès aux services de base.