Propos haineux contre les Peuls: Jack Woumpack risque jusqu’à 10 ans de prison

3 min de lecture

Poursuivi pour des propos sur les réseaux sociaux de nature à  “porter atteinte à  l’unité nationale, à  l’honneur et à la dignité d’une  ethnie”, le procès de l’artiste chanteur Jacques Gbignamou Haba alias Jack Woumpack s’est  ouvert, ce mardi 13 juin 2023 à Coyah.

Interrogé  dans l’émission  Mirador sur Fim ce mardi, le  procureur de la République  près le Tribunal  de première instance  de coyah apporte des précisions. 

- SMS NEWS -
SMS ALERTE - Mini Landing Page

📱 SMS ALERTE

L'actualité en direct sur votre mobile

🎉

3 JOURS GRATUITS

🎁

Profitez de nos actualités sans engagement

COMMENCER MON ESSAI GRATUIT
Actus Express
📱
Par SMS
🌐
Sans Internet

“Ces propos sont prévus et punis par les dispositions  des articles 27 jusqu’à  29 de la loi relative à  la cybersécurité. Jacques Gbignamou Haba alias Jack Woumpack, artiste chanteur est interpelée pour avoir proférer des termes sur les réseaux sociaux  qui sont de nature à  porter atteinte à  l’unité nationale  , à  l’honneur et à la dignité d’une  ethnie  en lui proférant des propos injuriants  de nature à  troubler l’ordre public”, précise Almamy  Sékou Camara 

Et d’ajouter: “Cette audience va s’ouvrir aujourd’hui,  nous allons voir comment les débats vont se dérouler et le président de l’audience aura le dernier mot parce que vous n’êtes pas sans savoir que le procureur que je suis est partie au même titre que Jack Woumpack au procès. Ma mission c’est de veiller à  l’application stricte de la loi  à  ce que la paix règne dans la cité, veiller sur les populations et aussi leurs  biens . Mais si des propos de nature à déchirer le tissu  social sont tenus par un citoyen,  il est du devoir du procureur de prendre ses responsabilités. C’est  dans cette optique  que le ministre a eu à  faire des injonctions que j’ai  aussitôt transmis aussi à  la brigade de recherche de Coyah. Le même jour, il a été  interpellé  et placé  en garde en vue”, explique le procureur.

Jack Woumpack risque de 5 à ans de prison ferme selon l’article 27 de la loi sur  la cybersécurité de son article 27 , elle réprime ces faits à  des peines qui peuvent aller de 5 ans à  10 ans de prison et plus loin. “Il y a  une autre disposition de la même loi en son article 29 qui sanctionne également  cela à  1 an de prison. Donc ça deprendra des circonstances.  Je ne peux pas trop m’aventurer sur les appréciations parce que la procédure pénale est complexe, surprenante. Donc, le président audiencier est mieux placé  de dire à  la fin des débats la peine qu’il  estime nécessaire”.