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Une épreuve constitutionnelle à l’épreuve de la contreverse

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Aux regards des événements survenus en Guinée dans ces derniers mois, celui de la modification constitutionnelle apparaît comme le plus préoccupant et percutant, tant dans la sphère médiatique, que sociale. Cette actualité mérite d’être perçue comme un exemple de Rupture d’une forme de «transitologie», (permettant de mettre l’accent sur les enjeux politiques et des rapports de force, (Aurore et al).

Cette posture adoptée depuis des années 90 par la quasi-totalité des régimes dictatoriaux issues des indépendances.

A cet effet, à l’issue de cette phase transitoire se pose encore de nos jours le problème de la stabilité, la conservation voire la consolidation de ces acquis démocratique. En terme d’analyse, la controverse autour de la révision constitutionnelle en Guinée laisse entrevoir, une forme de régression de 19 ans du débat politique Guinéenne: Car d’après les observations d’aurore, les années 1990 à 200, marquent l’usure de la « consolidologie » et que la « transitologie » devient le modèle d’analyse des régimes politiques mettant en œuvre les jeux des acteurs, leurs stratégies ainsi que leurs ressources. Cela signifie évidemment que l’arrivée d’Alpha Conde après 10 ans n’a encore pas permis aux Guinéens, ou alors par mimétisme de sortir de ce cercle classique. Un cercle dans lequel la stratégie politique consiste, à orienter les acteurs constituants vers la consolidation plutôt que la transition.

Ce qui par conséquence nécessite une consultation vers laquelle le PRAC interpelle les différents constituants au dialogue. En revanche, Cet appel créé une forme d’hybridation de la démocratie. Il renforce la conviction des partisans « insiders » estimant que le président est favorable au dialogue, ceci relève de l’ordre d’une illusion commune. Aussi l’opposition «outsiders» estiment par contre qu’il n’y a pas de consultation à propos de ce sur quoi le peuple s’est déjà exprimé, ce qui génère aussi une forme de restriction de l’autorité exécutive.
Cependant loin des élucubrations, et sans aucune prétention de tirer de conclusions hâtives, il serait à mon humble avis de se poser quelques questions..

– Peut-on arriver à terme d’une alternance politique sans consultation inclusive ?
– quelle est la place d’un mimétisme politique visant, à rester au pouvoir au prix d’une digression institutionnelle ?
– quelle est le rôle de la jeunesse dans une telle ambivalence ?
Céder à la décompression autoritaire? Devenir la cible de la manipulation politique, ou envisager une révolution au prix du sang et de la vie ?
Telles sont des interrogations en prévention d’un cataclysme politique qui se dessine à l’horizon.

OUSMANE KOUYATE DOCTORANT A l’Université GRENOBLE ALPES .

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