Jean Marc Telliano : “Je vous jure, il n’y aura pas de second tour”

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Le Rassemblement pour le Développement Intégré de la Guinée (RDIG) sort de son silence. Son leader, Jean Marc Telliano, a annoncé que son parti ne prendra pas part à l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, estimant que le processus manque de transparence et d’équité.

« Doumbouya détient tous les leviers et les instruments du pouvoir. Compétir avec nous, qui finançons nos activités par nos propres moyens, à quoi voulez-vous que nous nous attendions ? », s’interroge l’ancien ministre de l’Agriculture, visiblement désabusé.

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Guinée : le RDIG de Jean Marc Telliano se retire de la course pour présidentielle du 28 décembre.

Jean Marc Telliano rappelle les engagements pris par le chef de l’État au lendemain du coup d’État de septembre 2021. « Mamadi Doumbouya a juré sur la Bible et le Coran. Il a promis de respecter et de faire respecter la Constitution et les lois de la République. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est lui-même. Il l’a répété à plusieurs reprises, y compris lors de ses entretiens avec Alain Foka », souligne-t-il.

Le président du RDIG se dit déçu par le revirement du chef de la junte. « Je suis fils de militaire, mon père était gendarme. Je crois à la parole d’un militaire : quand un militaire dit oui, c’est oui. J’étais donc très surpris par ce qu’il a fait. Je n’ai pas cru à toutes ces campagnes, ni aux appels à sa candidature », confie-t-il.

S’il a choisi de ne pas se présenter, Jean Marc Telliano n’en demeure pas moins convaincu que le scrutin sera plié dès le premier tour. « Je vous jure qu’il n’y aura pas de second tour, je vous le confirme. Vous avez vu que tous les sous-préfets ont reçu des véhicules 4×4 flambant neufs. Or, si le président Doumbouya voulait se présenter, il aurait dû démissionner trois ou six mois avant, conformément au statut général des militaires. Il ne l’a pas fait : pour moi, c’est un parjure », dénonce-t-il.

Enfin, l’ancien député tient à préciser qu’il n’a « rien contre le CNRD ». « Depuis la prise du pouvoir, vous ne m’avez pas entendu. Vous avez tout fait pour que je me prononce, mais j’ai préféré garder le silence », conclut-il.