TPI de Dixinn : surpris dans un rassemblement militaire avec un faux matricule, Abdourahmane Bah devant la justice

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Le Tribunal de première instance (TPI) de Dixinn a examiné, ce mercredi 1er juillet 2026, une affaire d’usurpation de titre et de fonction militaire mettant en cause Abdourahmane Bah, un jeune homme d’une vingtaine d’années qui se faisait passer pour un militaire.

Placé en détention depuis le 15 mai 2026, le prévenu est poursuivi pour des faits prévus et réprimés par l’article 779 du Code pénal.

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Selon les éléments exposés à l’audience, Abdourahmane Bah se serait présenté dans un rassemblement militaire à Bambeto, vêtu d’une tenue militaire et muni d’un faux numéro matricule. Interpellé par les responsables de l’unité, il aurait affirmé avoir été affecté dans cette formation.

C’est à la suite de ces déclarations qu’il a été arrêté avant d’être traduit devant la justice.

À la barre, le prévenu s’est de nouveau présenté comme gendarme, affirmant être détenteur du matricule 47 550. Il a reconnu les faits qui lui sont reprochés.

Il a expliqué avoir obtenu sa tenue militaire par l’intermédiaire d’un frère auprès duquel il travaillait comme volontaire. Il a également reconnu avoir utilisé l’identité d’un agent décédé, déclarant : « J’ai pris le matricule d’un gendarme qui est décédé. »

Au cours des débats, le ministère public s’est intéressé à l’état de santé mentale du prévenu. « Vous avez dit que vous avez été malade ? », a demandé le procureur. « Oui, effectivement j’ai été malade. C’est la tête qui me faisait mal », a répondu Abdourahmane Bah.

Le magistrat a poursuivi : « Vous preniez quelque chose qui a provoqué votre mal de tête ? »

À la lumière de ces déclarations, le parquet a évoqué une possible dépression mentale du prévenu et a sollicité la comparution d’un membre de sa famille afin d’éclairer davantage le tribunal sur sa situation. Aucun proche ne s’est toutefois présenté à l’audience.

Invité à fournir un contact familial, le prévenu a indiqué qu’il était en mesure de le faire.

Le tribunal a décidé de mettre ce délai à profit pour entrer en contact avec les proches d’Abdourahmane Bah avant la reprise des débats.

À l’issue de l’audience, le juge Mohamed Sangaré, a renvoyé l’affaire au 8 juillet 2026. Les débats devraient alors se poursuivre, avec les éventuelles réquisitions du ministère public et les plaidoiries de la défense.