Lambanyi : un incendie ravage une maison et cause d’importants dégâts matériels

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Un incendie a ravagé, dans la nuit du mercredi 30 septembre au jeudi 1er octobre 2026, une maison située dans le quartier Lambanyi, secteur Khombet, à proximité de l’Université Mahatma Gandhi. Le sinistre, qui s’est déclaré dans un immeuble R+1, a entièrement détruit le contenu de trois chambres, d’un salon à manger et d’un magasin.

Aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée. Plusieurs occupants présents dans la maison au moment des faits ont toutefois échappé de peu au pire.

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Sur les lieux, les traces du sinistre témoignent de sa violence. Le plafond a été calciné, une partie de la charpente réduite en cendres et les murs fortement noircis. La toiture a également subi d’importants dommages, tandis que plusieurs appareils électroménagers ont été entièrement détruits.

Selon Thierno Ibrahima Bah, l’une des victimes, le feu aurait pris naissance dans une chambre fermée et inoccupée. Les faits se seraient produits aux environs de 5 h 40. « Lorsqu’on était couché dans la chambre à l’étage avec un grand, on a entendu le bruit d’une explosion dans une chambre fermée où il n’y avait personne. Après l’explosion, on s’est levés pour aller chercher la clé. D’abord, on a éteint le disjoncteur avant d’ouvrir la chambre », raconte-t-il.

À l’ouverture de la pièce, une importante fumée s’était déjà répandue et les flammes commençaient à gagner du terrain. « Entre-temps, il y avait beaucoup de fumée et une partie avait déjà pris feu. Immédiatement, on a essayé d’appeler les sapeurs-pompiers, le voisinage, tout le monde. Beaucoup de personnes sont venues. Elles nous ont vraiment porté assistance », poursuit la victime.

Malgré les premières tentatives pour circonscrire le feu, les flammes ont rapidement atteint le plafond avant de se propager aux autres pièces de l’étage.

L’incendie a également emporté de nombreux effets personnels appartenant aux occupants. Thierno Ibrahima Bah affirme avoir perdu plusieurs documents importants ainsi que ses effets personnels. « Dans la chambre où j’étais avec mon grand, il y avait nos habits, des chaussures, mes documents de terminale, mon diplôme du bac, mes relevés de notes, mon diplôme du BEPC et beaucoup d’autres attestations, y compris mon passeport et mon ordinateur. Tout est parti », témoigne-t-il.

La chambre dans laquelle le feu aurait débuté appartenait au propriétaire de la maison. Elle contenait, selon le témoignage de la victime, plusieurs objets de valeur. « La chambre qui était enfermée, c’est la chambre du patron. Il y avait beaucoup d’objets de valeur là-bas. On ne peut pas, pour l’instant, faire une estimation du bilan des dégâts, puisque c’est trop », explique-t-il.

Au moment de l’incendie, cinq personnes se trouvaient dans la maison. Deux occupants étaient à l’étage et trois autres au rez-de-chaussée. « À l’étage, on était au nombre de deux. Maintenant, au rez-de-chaussée, il y avait trois personnes : ma tante, qui est rentrée hier de voyage, mon neveu et une autre dame », précise Thierno Ibrahima Bah.

Les habitants du voisinage ont participé aux premières opérations de secours et ont tenté de venir en aide aux occupants avant l’arrivée des sapeurs-pompiers. « Les sapeurs-pompiers sont arrivés un peu en retard. C’est le voisinage qui nous a beaucoup aidés, y compris les sapeurs-pompiers. Au moment où ils sont venus, les flammes avaient pris le dessus, on ne pouvait plus entrer là-bas », affirme la victime.

Une somme d’argent dont le montant n’a pas été précisé aurait également été consumée dans l’une des chambres au moment de l’incendie.

Selon Thierno Ibrahima Bah, cette information lui aurait été communiquée par le propriétaire de la maison. « On a échangé avec le propriétaire de la maison. Comme on avait une voiture ici tout récemment, il a dit que ce montant était à l’intérieur de la maison. Parce qu’on attendait la vieille qui était en voyage. C’est hier qu’elle est rentrée. »

Le montant exact de cette somme n’a, pour l’heure, pas été communiqué et reste à déterminer.

Après le sinistre, les victimes appellent à davantage de vigilance face aux risques liés aux installations électriques et aux coupures de courant. Elles sollicitent également le soutien des personnes de bonne volonté. « Tout ce qu’on demande, c’est d’abord de veiller à ces coupures de courant, souvent d’EDG. Vous voyez, tout récemment, à Conakry et à l’intérieur du pays, il y a beaucoup d’incendies où il y a même des pertes en vies humaines. Nous, on remercie Dieu : personne n’est décédé. Donc, c’est de veiller à ça d’abord », lance la victime.

Et d’ajouter : « Ensuite, s’il y a une possibilité de venir en aide aux familles, à tous ceux qui sont touchés par ce genre de situations, ce serait vraiment quelque chose de bien. Ça va beaucoup nous réconforter. »

Pour l’heure, l’origine exacte de l’incendie n’est pas encore établie. Les circonstances dans lesquelles le feu s’est déclaré, ainsi que l’évaluation précise des pertes matérielles, restent à déterminer.