
Quatre jours après, le 26 décembre, la date butoir du délai prorogé pour le dépôt des candidatures aux élections communales, la Ceni a toujours du mal à compiler les dossiers. Ce retard suscite la colère de l’Ufdg, le principal parti de l’opposition qui y voit à travers ce retard, la mise en action des « velléités des fraudes » du Rpg Arc-en-ciel au pouvoir.
Le président de l’Ufdg, Cellou Dalein Diallo craint pour le processus électoral parce que, pour lui, «le Rpg Arc-en-ciel en difficulté a déjà commencé la fraude». Il ajoute que dans la plupart des circonscriptions, à la date de clôture du dépôt des candidatures, le Rpg n’avait pas encore constitué ses listes.
Donc, a en croire le chef de file de l’opposition, actuellement, le pouvoir est en train de négocier avec les démembrements de la Ceni pour substituer les anciennes listes par des nouvelles. «Il faut que les acteurs de la société civile se mobilisent pour empêcher cette première fraude électorale. Il y a eu des alliances des dernières minutes entre le RPG et le Gpt. Alors que chacun des partis avaient déposé sa liste. Et comme la liste commune n’était pas constituer avant le dépôt, ils sont en train de se battre pour retirer les anciennes listes après le délai légal pour confectionner des nouvelles listes. Ils sont en train d’intimider les démembrements de la Ceni», dénonce Cellou Dalein.
Le président de l’Ufdg invite à la vigilance «afin d’arrêter immédiatement cette forme de fraude». Car, souligne-t-il, dans beaucoup des circonscriptions, par manque de consensus, le Rpg n’avait pas déposé des listes. «Ils ont demandé une première fois que le délai soit prorogé et nous avons accepté. On ne peut plus proroger le délai. Il faut que nous apprenions à faire preuve de rigueur et à mieux respecter les délais légaux. Pour l’Ufdg, il n’est plus question de toute prorogation du délai pour le délai des candidatures».
Bien que l’Ufdg n’ait pas pu couvrir toutes les circonscriptions électorales du pays mais, souligne son président, le parti va se soumettre à la rigueur de la loi: « Nous n’avons pas pu terminer dans 17 communes (rurales) sur les 342 (urbaines et rurales) que compte le pays. Mais nous nous imposerons la discipline de renoncer dans ces communes là pour respecter le délai».
Le président de l’UFDG a assuré que si le processus électoral se déroule dans les conditions normales, son parti remportera largement les élections communales du 4 février 2018.

