
Au cours d’une conférence de presse de soutien aux victimes de l’éboulement d’ordures qui a fait 11 morts, des blessés et des dégâts matériels au quartier Dar-es-Salam 2 dans la commune de Ratoma, Charles Damba chef dudit quartier a apporté des précisions sur des déclarations qui fusent depuis ce drame.
«Avoir des telles ordures dans un quartier qui se trouve à 15 kilomètres du palais Sékoutouréah est une honte pour toute la Guinée. On y trouve des engins explosifs, c’est un nid de bandits, on y cultive même de la drogue. Les gens disent que les citoyens qui habitent à côté de la décharge ont été dédommagés et refusent de quitter, c’est archi-faux. C’est la décharge qui est venue vers les citoyens et non l’inverse. Même si aujourd’hui les gens sont en train de raconter n’importe quoi. Je veux que les guinéens apprennent à prendre à temps des dispositions. On attend qu’il y ait catastrophe pour prendre des dispositions. Là où il y a les ordures, ce sont des citoyens qui y habitaient. Il y avait des maisons. Les personnes qui habitaient dans ce périmètre ont été dédommagés et ils ont quitté pour aller acheter des domaines ailleurs », explique le Chef du quartier Dar-es-Salam 2.
Et Monsieur Damba de poursuivre: «Nous sommes prêts à quitter les lieux à condition que tout le monde soit dédommagé. Après le drame, le président de l’UFDG a donné une tonne de riz, quatre bidons d’huile, de l’oignon, de la tomate et un bœuf. Le chef de l’Etat a donné 60 millions GNF, Kassory aussi a envoyé 3 millions GNF et 10 sacs de riz. Tout a été distribué aux familles victimes ».

