
La taxe sur la publicité diffusée dans les radios et télévisions publiques et privées, c’est ce que viennent d’instaurer les autorités guinéennes. La décision a été prise récemment par le ministère des Finances et de la Communication.
Désormais, 10% des publicités diffusées dans les médias publics et privés devront être versés dans l’Office guinéen de publicité (OPG). Les associations de presse privée qualifient cette décision d’illégale. Lors d’une réunion tenue vendredi 29 décembre 2017 au siège de l’Union des radios et télévisions libres de Guinée (URTELGUI) à Nongo, elles ont rejeté la décision de ces départements ministériels.
Moussa Iboun Conté, président de l’Association guinéenne des éditeurs de la presse indépendante (AGEPI), explique: «Nous rejetons l’arrêté conjoint du ministère des Finances et celui de la Communication relatif au tarif des publicités diffusées par les médias privés et publics, parce que c’est un arrêté illégal qui n’a aucun fondement juridique. […] Nous sommes dans un Etat de droit. Et cet arrêté n’a aucun fondement juridique, ni dans la constitution, ni dans les lois organiques. C’est illégal parce que l’OGP a changé de statut juridique. Ce n’est plus une régie de recettes de l’Etat, ce n’est plus un service public de l’Etat, mais une société anonyme à responsabilité limitée (SARL) comme la radio Sabari FM, comme le journal Le Lynx. Donc il ne nous appartient pas, en tant qu’entités privées, de verser de l’argent à une autre entité privée. Nous pouvons attaquer cet arrêté devant la chambre administrative de la Cour suprême, parce que c’est un arrêté, donc un acte réglementaire. »

