
Après l’assassinat de l’érudit Cherif Ibrahima Sagalé dans la nuit du dimanche 29 octobre 2017, c’est la révolte à Sagalé, dans la préfecture de Lélouma. Les bureaux de la sous-préfecture et la résidence du sous-préfet saccagés après la récupération par force du présumé tueur par les agents de la gendarmerie de Labé.
Dans la soirée du dimanche, juste après être informés de l’érudit Chérif Ibrahima Sagalé, les agents de la Compagnie mobile d’intervention et de sécurité (CMIS) seraient descendus dans cette localité et tentés de récupérer le tueur. Mais les parents et proches de la victime se sont opposés à cette décision des autorités.
Dans la matinée de ce lundi, un autre groupe d’agents, cette fois-ci de la gendarmerie, revient pour arrêter le présumé coupable. N’ayant pas eu accès à la chambre où était gardé le jeune, les gendarmes auraient donc jeté du gaz lacrymogène et tiré quelques coups de feu, pour disperser la foule et récupérer l’assassin.
Cette situation a irrité les jeunes de Sagalé, qui ont brûlé des pneus, saccagé les locaux de la sous-préfecture, la résidence du sous-préfet et la base de la gendarmerie de cette localité. Selon nos sources, les autorités de cette localité ont pris la direction de la ville avec les agents de la gendarmerie.
Le présumé tueur de nom de Mouctar Diallo serait un déréglé mental rapatrié de l’Europe, dont le père était très proche de la victime.

